Billets non remboursés : "attaqué", Forget assure de "la bonne foi" de la FFT

TENNIS

ROLAND-GARROS - Accusée d'avoir volontairement fait jouer les joueurs pendant 2 heures sous la pluie afin de ne pas avoir à rembourser les spectateurs, la FFT a réagi mercredi après-midi. Et face à la polémique, Guy Forget, le patron du tournoi, compte bien rétablir ses "vérités".

Cela arrive sans doute un peu tard. Alors que la Fédération française de tennis, qui organise Roland-Garros, a attendu presque 24 heures avant de s'expliquer sur la journée de mardi, entre-temps, elle a laissé la polémique enfler. En effet, beaucoup de spectateurs estiment qu'on a obligé les joueurs à évoluer sous la plus pendant très exactement 2 h 01, afin de ne pas avoir à les rembourser, comme le stipule le règlement du tournoi. Une accusation que Guy Forget, le nouveau patron des Internationaux de France, réfute : "Nous avons été attaqués ces dernières heures. Notre bonne foi sur la gestion de la journée d’hier (mardi) est remise en cause. Je tiens à rétablir quelques vérités", commence ainsi le communiqué publié mercredi après-midi.

"Que fait-on demain si un match s’arrête à 2 h 03, 2 h 07 de jeu ?"

Et la Fédé de préciser, que "le juge-arbitre Stefan Fransson décide seul, en toute indépendance, de l’arrêt et de la reprise des parties", contre-carrant ainsi la théorie du complot, voulant que la FFT a voulu s'éviter un remboursement chiffré à au moins 1 million d'euros. "La partie a été suspendue à 16 h 54, alors qu’il restait encore 4 heures de jeu potentielles. Nous espérions encore jouer à ce moment-là, d’autant que Météo France nous permettait d'envisager une fenêtre de jeu 40 minutes plus tard", précise encore Forget. Mais le jeu n'a jamais repris. Le patron du tournoi, dans une tournure peu claire, explique ensuite que si la Fédé avait voulu faire primer ses intérêts financiers au détriment des spectateurs, elle aurait dû arrêter le jeu "arrêter le jeu avant 1 h 59 de jeu compte tenu des conditions de prise en charge signées avec notre assureur"...  

Ce qui aurait pourtant permis aux fans d'être remboursés à 50 %, vu qu'ils auraient alors assisté à plus d'une heure de spectacle mais moins de deux. Bref, pour résumer, si Roland-Garros a décidé de n'offrir en contrepartie aux spectateurs du central qu'une priorité sur les billets de l'année prochaine et non pas un dédommagement financier comme espéré, c'est pour ne pas créer de précédent et dédire ses conditions générales de ventes de billets. "J’ai conscience que le non-remboursement des spectateurs du court Philippe-Chatrier a généré de la frustration et de la colère, admet encore Forget. Mais peut-on se permettre de changer les règles en cours de route ? Que fait-on demain si un match s’arrête à 2 h 03, 2 h 07 de jeu ?" Et de conclure d'un "profitons du sport", qui risque de faire encore plus enrager ceux qui en ont été privés mardi et qui estiment depuis avoir été lésés. 

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