"Ils sont très stressés", le tacle de Berdych aux organisateurs de Roland-Garros

TENNIS
Frustré par l'interruption à 3-3 dans la dernière manche, le Tchèque a manifesté son mécontentement sur cette décision qui l'a définitivement sorti de la rencontre. Derrière, il a pris trois jeux consécutifs et perdu le match.

Pourquoi avez-vous manifesté votre mécontentement au moment de l'interruption ?
On avait joué 2 sets et demi sous une pluie légère et j'étais proche de Novak. Je m'étais donné les moyens pour être à son niveau. Mais lorsqu'on prend une décision de la sorte, on ne peut rien faire. Il a fallu que je prenne mes affaires, pour revenir sur le court très rapidement... C'est une des situations les plus délicates auxquelles j'ai dû faire face. Les conditions sont difficiles. Ce n'est pas facile de jouer dans ce type de conditions. Et lorsque vous êtes sous pression et qu'ils prennent des décisions de ce type, ce n'est pas facile.

 "Ils comptent sur quelqu'un qui se trouve dans une petite pièce, qui dit qu'il est météorologue..."

Dans quelle mesure cette décision a affecté votre concentration ?
Vous pouvez voir le résultat ensuite, c'est 0-3. Vous êtes dans la bonne dynamique, proche de votre adversaire mais s'il y a une interruption, qu'il faut sortir et revenir, ça ne me plaît pas. Je sais que c'est pareil pour tout le monde, mais c'est un peu frustrant. Je pense qu'il est possible de voir la situation de façon différente. D'autres joueurs auraient peut-être un point de vue différent du mien. Cette décision était quelque peu bizarre.

Djokovic a-t-il demandé l'interruption ? 
Non, ce n'est pas Novak, il ne faut pas l'impliquer dans cette histoire.  Tout dépend de leur décision. Ils comptent sur quelqu'un qui se trouve dans une petite pièce, qui dit qu'il est météorologue, et qui prévoit ce qui va se passer. Il pleuvait depuis 2 sets et demi, et les conditions n'étaient pas très bonnes. D'un seul coup, ils ont décidé de prendre cette décision. L'arbitre est descendu de sa chaise, il nous a dit : "On va attendre quelques minutes". Je lui ai dit : attendre quoi ? À quoi bon, le court ne va pas s'améliorer, il ne va que se détériorer". Et après 10 minutes, en fait, ils nous ont fait à nouveau rentrer sur le court ! Je n'ai pas du tout aimé cette décision. Sur quoi se base cette décision ? Sur quoi se fonde-t- elle ? J'ai l'impression que les responsables de la programmation sont très stressés, mais ceux qui payent le prix, ce sont les joueurs, je n'ai rien d'autre à ajouter."

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