Marion Bartoli se confie après avoir bouclé le marathon de New York : "J'en ai pleuré à quelques mètres de l'arrivée"

TENNIS
RENAISSANCE - Quatre mois après avoir été hospitalisée en raison d'un mystérieux virus, l'ex-championne de tennis Marion Bartoli a terminé en 5 heures et 40 minutes le marathon de New York. Qu’elle considère comme "un nouveau départ".

Après avoir remporté Wimbledon en 2013, à la fois sommet et terminus de sa carrière dans le tennis, Marion Bartoli, que l’Angleterre venait alors de découvrir, avait été la cible de journalistes anglais raillant son surpoids. Trois ans plus tard, on la découvrait très amaigrie, avant qu’un mystérieux virus ne l’emporte à l’hôpital durant de longues semaines… C’était cet été, et ce week-end, voilà qu’on apprenait que la championne a bouclé le marathon de New York. Un exploit comme une lumière éclatant au bout d’un tunnel. 

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"Si on m'avait dit au mois de juillet, lorsque j'étais hospitalisée, que j'arriverais à faire ça au mois de novembre, je pense que je ne l'aurais pas cru. Je me suis battue. Jusqu'à deux semaines avant que le marathon commence, j'arrivais à peine à courir dix kilomètres (le marathon en compte un peu plus de 42, ndlr). Je doutais énormément, mais mon frère est venu, on a couru ensemble. Je suis allée puiser au bout de mes réserves, mais je l'ai fait et hier (dimanche) c'était l'un des jours les plus heureux de 2016 pour moi, je m'en souviendrai, c'est certain… Les dernières minutes ont été dures… Je me suis revue en fait en train de jouer le dernier jeu à Wimbledon… J'en ai pleuré à quelques mètres de l'arrivée parce que ça a été vraiment beaucoup d'émotions pour moi", confie-t-elle à RTL ce lundi.

"Je me sentais mourir à petit feu"

"Je n'étais pas très loin de mourir, il faut regarder les choses en face. J'étais à un point d'affaiblissement total. Je me sentais mourir à petit feu. J'avais deux perfusions en permanence et un tube pour me nourrir pendant six semaines. Je me suis bien juré une chose, moi je ne veux plus monter sur une balance de ma vie, poursuit-elle. Je suis juste contente quand je mets mon jean '34' et que j'y rentre encore bien et je veux juste être contente de pouvoir refaire mon sport tous les jours. Me dire que je vais pouvoir reprendre le tennis, jouer avec mes amis… Refaire ce que j'aime simplement… D'être juste à nouveau en vie… C'est vraiment un nouveau départ pour moi." 

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Que peut-on lui souhaiter ? "De pouvoir rester en vie, de pouvoir continuer à avoir le sourire comme je l'ai eu hier, répond-elle. Et puis la prochaine fois quand je ferai le marathon j'essayerai de faire un peu moins que 5h40 ! J'essayerai de faire un peu moins de 5h au marathon de Paris, ce sera un bon temps." Très clairement, Marion Bartoli a retrouvé l’ambition d’une sportive de haut niveau. Elle compare d’ailleurs volontiers sa course à sa victoire à Wimbledon : "Pour moi, vu tout ce que j'ai traversé, c'est la même signification. Il a fallu que j'aille puiser au fond de moi-même de la même façon." C’est une belle morale, presque philosophique : une histoire qui finit bien est souvent une histoire qui ne finit pas, mais recommence.

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Marion Bartoli : témoignage exclusif

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