Plus que jamais au fond du trou, Novak Djokovic se sépare d’André Agassi

Plus que jamais au fond du trou, Novak Djokovic se sépare d’André Agassi

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TENNIS – La si prometteuse collaboration entre les deux monstres sacré aura duré moins d’un an : André Agassi annonce ce samedi qu’il n’est plus l’entraîneur de Novak Djokovic.

On se souvient avoir interrogé Novak Djokovic avec une insistance proche du harcèlement sur ce que lui apportait son alors tout nouvel entraîneur, André Agassi, à longueur de conférences de presse lors de l’édition 2017 de Roland-Garros, premier tournoi du Grand Chelem auquel participait le tandem. Mais jamais le Serbe n’avait pu livrer une réponse claire. "Disons qu’André sait dire les choses au bon moment, et il sait aussi quand ne pas les dire", a-t-il notamment lâché... 


Moins d’un an plus tard, fin de l’histoire. C’est ESPN qui l’annonce ce samedi. "Avec seulement les meilleures intentions, j'ai essayé d'aider Novak. Mais nous avons beaucoup trop souvent accepté de ne pas être d'accord", a ainsi reconnu Agassi lui-même au micro de la chaîne américaine. Sans donner d’autre explication.

Quand on perd, ce n’est pas la fin du monde.Novak Djokovic lors du dernier Roland-Garros

Les chiffres, de toute façon, parlent d’eux-mêmes : depuis le dernier Roland-Garros, le Serbe n’a gagné qu’un seul petit tournoi, à Eastbourne en juillet 2017. Pour le reste, Agassi a entraîné Djokovic durant la pire période de sa carrière, et de loin. Et les choses se sont même empirées en 2018. Éliminé par Benoît Paire en deux petits sets (3-6, 4-6) dès son entrée en lice au Masters 1000 de Miami la semaine dernière, après avoir été éliminé par Chung en 8es de l’Open d’Australie puis par Taro Daniel au premier tour à Indian Wells, l’ex-n°1 mondial, désormais 12e du classement ATP, a livré cette explication : "Je voulais avoir deux tournois dans les jambes avant la saison sur terre battue. Et clairement, je n'étais pas prêt."

Un retour précipité après une énième blessure ne peut toutefois suffire à expliquer la crise que traverse depuis de longs mois l’homme aux 12 tournois du Grand Chelem, incapable de la moindre réaction de révolte en match et apparaissant toujours plus loin de son véritable niveau, comme s’il était résigné d’avance en entrant sur les courts. "J’ai réalisé que je me basais trop sur le tennis et ses succès comme une source de joie et de paix intérieure, expliquait Djokovic lors du dernier Roland-Garros. Or, quand on perd, ce n’est pas la fin du monde. Bien sûr que je veux toujours gagner des titres du Grand Chelem. Mais je veux aussi équilibrer ça. Dans le sens d’une stabilité émotionnelle." Une mission apparemment trop compliquée pour André Agassi.

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