Roland-Garros 2015 : Tsonga - Wawrinka, le public ne fera pas tout

Roland-Garros 2015 : Tsonga - Wawrinka, le public ne fera pas tout

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TENNIS - Opposé au Suisse, qui l’avait battu en novembre dernier lors de la finale de Coupe Davis, le Français sait qu’il pourra compter sur l’appui du public de Roland-Garros pour remporter sa demi-finale vendredi. Mais Jo-Wilfried Tsonga (n ° 15) aura besoin de beaucoup plus que cela pour bousculer Stanilas Wawrinka (n° 9).

Plus spectateurs que supporters. Si les joueurs français passent la plupart de leurs conférences de presse d’après match à remercier le public de Roland-Garros pour son soutien, il faut pourtant bien avouer qu’à part des applaudissements et encouragements, tout cela reste très feutré. “Il y a de joueurs qui trouvent que le public a parfois beaucoup de mal à pousser, nous apprend même Makis Chamalidis, psychologue du sport, qui collabore avec la Fédération française de tennis. Même quand un Français joue sur le Central, on est quand même très loin de l’ambiance du Stade Vélodrome”.

Après sa victoire aux forceps contre Kei Nishikori en quart mercredi (6-1, 6-4, 4-6, 3-6, 6-3), Jo-Wilfried Tsonga a eu beau déclarer sa flamme aux fans avec un “Roland je t’aime” inscrit sur la terre battue parisienne, il a tout de même dû se sentir un peu seul lorsque le Japonais a retrouvé son niveau de jeu pendant deux sets. Solitude toujours, avant d’aborder la seconde demi-finale de sa carrière à Paris, le Manceau doit forcément se remémorer la précédente, face à David Ferrer en 2013. Débarqué sur le court Central après un match époustouflant entre Novak Djokovic et Rafael Nadal, “Jo” avait débuté son match dans l’indifférence presque générale.

"Le joueur doit d'abord bien jouer pour être encouragé"

Des gradins très clairsemés et une ambiance qui n’est jamais montée, autant d’ingrédients qui avaient précipité la défaite du Français (1-6, 6-7, 2-6). Deux ans plus tard, Tsonga a déjà obtenu de jouer contre Stanislas Wawrinka en premier (à 13 heures) mais il devra surtout s’atteler à “chauffer” l’assistance. “On a l’impression que le joueur doit d’abord bien jouer pour mériter le soutien du public, estime encore Makis Chamalidis. Et même quand il est en difficulté, la tradition d’un tennis qui se veut fair-play fait que son adversaire n’est pas trop chahuté. Il est même applaudi quand il réussit un joli coup…”

Pas d’énorme bronca, donc, à prévoir pour Wawrinka à qui, de toute façon, les ambiances hostiles ne font pas peur, comme il l’a prouvé à Lille lors de la finale de Coupe Davis en novembre dernier et face à Gilles Simon en 8es, lorsqu'il a été sifflé. “Les joueurs de ce calibre anticipent cet élément dans leur préparation mentale, précise Makis Chamalidis. Ils sont vaccinés contre ce type de pression, ils savent où ils mettent les pieds à Roland-Garros”. Espérons que Tsonga aussi.

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