Roland-Garros 2018 : nous avons testé le tennis en fauteuil en compagnie de Michaël Jérémiasz

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INITIATION - Ce mercredi matin, nous avons échangé quelques balles avec l'ancien numéro un mondial de tennis en fauteuil, quadruple médaillé olympique et septuple vainqueur en Grand Chelem Michaël Jérémiasz.

Les transats habituellement installés place des Mousquetaires ont été enlevés. A la place, deux mini-terrains de tennis ont été tracés pour que le public puisse s’initier au tennis en fauteuil. Tôt ce mercredi matin, alors que le public n’a pas encore pénétré dans l’enceinte de Roland-Garros et que les équipes de la Fédération française de tennis, du groupe Adecco (partenaire de l’événement) et de l’association de Michaël Jérémiasz Handiamo se font briefer, nous avons eu l’occasion de tester.


Une fois installé dans le fauteuil, a priori c’est simple : il suffit de pousser des deux mains vers l’avant pour le faire avancer, des deux mains vers l’arrière pour le faire reculer, de pousser sur la roue droite pour aller à gauche, et de pousser sur la roue gauche pour aller à droite. Mais dans le feu de l’action, on s’emmêle vite les pinceaux et on se retrouve à aller à droite au lieu d’à gauche, à reculer au lieu d’avancer. Venu se positionner à côté de nous sur le terrain, Michaël Jérémiasz nous rassure : il ne faisait pas mieux les premières fois qu’il s’est installé dans un fauteuil, après son accident de ski en février 2000, qui l’a laissé paraplégique.

Faire bouger le fauteuil ce n'est pas simple. Avec une raquette dans la main, c'est encore plus compliqué.Michaël Jérémiasz

"Déjà, faire bouger le fauteuil en lui-même ce n’est pas simple, alors avec une raquette dans la main c’est encore plus compliqué [...] Quand vous êtes mal engagée comme ça, n’attendez pas le rebond, tant pis, reprenez la balle de volée" nous conseille l’ancien numéro 1 mondial, porte-drapeau de la délégation français aux Jeux Paralympiques de Rio en 2016.


Si vous maîtrisez un peu le tennis et le maniement de la raquette, la principale difficulté est bien le déplacement. Il faut anticiper les mouvements, être assez rapide pour arriver à temps sur la balle (heureusement, les règles du tennis fauteuil autorisent les doubles rebonds), et bien se positionner pour taper dedans. Michaël Jérémiasz nous explique avoir mis plusieurs années avant de maîtriser son fauteuil. "J’ai fait mes premiers entraînements en novembre 2000. J’ai été champion de France pour la première fois en novembre 2001. J’avais capitalisé sur le niveau de tennis que j’avais acquis avant mon accident. Mais avant de maîtriser toute la mobilité nécessaire, il faut des années."


Malgré ces difficultés, après une vingtaine de minutes d’initiation, le plaisir est bien présent. Et nous n'avons pas envie de quitter notre fauteuil. 

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