Roland-Garros : encore battu en finale, Djoko est-il maudit à Paris ?

TENNIS

TENNIS – Balayé par un surprenant Stanislas Wawrinka, le n° 1 mondial a échoué pour la troisième de sa carrière en finale des Internationaux de France. Adieu, donc, les rêves de Novak Djokovic de réaliser le Grand Chelem et adieu aussi son premier trophée à Roland-Garros qu'il n'arrive pas à remporter, même quand Rafael Nadal n'est plus en course.

Le sort s'acharne. Logiquement barré depuis près d'une décennie par un Rafael Nadal qui avait fait de la porte d'Auteuil son territoire de chasse, Novak Djokovic - battu en finale par l'Espagnol en 2014 et 2012 puis dès les demies en 2013, 2008 et 2007 - a donc encore une fois raté la plus haute marche. Celle qui menait vers la Coupe des Mousquetaires que vient de lui ravir Stanislas Wawrinka. Beau perdant, le n° 1 mondial a évidemment salué la performance de son adversaire après sa défaite mais il doit tout de même se dire qu’il est maudit à Paris.

Car après avoir disposé de sa bête noire en quart de finale et avoir écarté un Andy Murray très accrocheur au tour suivant, Djokovic ne s’attendait sans doute pas à tomber sur Suisse aussi fort en finale. “Il a été meilleur que moi, ne pouvait que constater le Serbe en conférence de presse. Après le premier set, Stan a toujours trouvé les solutions à la stratégie que je voulais mettre en place. Il m’a mis sous pression à tous les points”. Cette tension, justement, Amélie Mauresmo, l’entraîneur de Murray, l’avait déjà remarquée au tour précédent.

"Bien sûr que ce match avait une importance particulière pour moi"

En finale, elle s’est exprimée par un “pétage” de raquette en règle, auquel Djoko n’est pas un habitué. “Frustré”, de son propre aveu, et sentant que les choses n’allaient pas se passer comme prévu, il n’a jamais pu renverser la tendance. Pourtant, l’enjeu pour lui était énorme : s'imposer pour la première fois à Paris et rester en course pour réaliser le Grand Chelem (Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open), ce que personne n’est plus parvenu à faire depuis l'Australien Rod Laver en 1969. “Bien sûr que ce match avait une importance particulière pour moi, a admis le Serbe. Ça a forcément joué dans ma préparation mais je ne me suis pas senti plus stressé que d’habitude avant une finale de Grand Chelem”.

Par contre, ce qui doit commencer sérieusement à l’angoisser, c’est la perspective de ne jamais s'imposer porte d'Auteuil. Wawrinka, bon prince lui aussi, a assuré que “Novak allait gagner ici, car il est trop fort”. Une attention qui a dû toucher l’intéressé, tout comme l’ovation (certainement du jamais vu pour un perdant) qu’il a reçue de la part du public lors de la remise des trophées. “Cela me donne davantage de motivation pour revenir à nouveau et remporter ce titre pour la première fois”, a notamment déclaré Djokovic. En espérant que le règne de Nadal ne reprenne pas l'an prochain. 

EN SAVOIR + 
>> Revivez la victoire de Wawrinka sur notre live
>>  Retrouvez toute l'actualité de Roland-Garros sur notre page spéciale

Lire et commenter