Roland-Garros : pourquoi Murray a les cartes pour battre Djokovic en finale

TENNIS
TENNIS - Arrivé pour la première fois à ce stade de la compétition à Paris, le Britannique a pourtant les moyens de priver le n° 1 mondial d'un premier titre porte d'Auteuil, dimanche à 15 heures. Car en progression constante sur terre battue, Andy Murray (29 ans, n° 2) s'est parfaitement adapté à ce Roland-Garros humide et sait comment battre Novak Djokovic (29 ans, n° 1).

Andy est devenu un vrai terrien
Elevé au gazon so british, l'Ecossais s'est formé au tennis dans un pays qui ne comptait qu'une petite dizaine de courts en terre battue. Pas simple, alors, de s'imaginer un jour remporter Roland-Garros. Pourtant, Andy Murray en est presque là, mais rien ne fut simple. Estampillé "cancre" du Top 10 (qu'il a intégré en 2007), sur la surface, le natif Glasgow a dû attendre cinq 5 ans pour intégrer le dernier carré à Paris, alors que sur les autres Grand Chelem, il y était abonné depuis un moment... Mais ça, c'était avant. Avant, notamment qu’Amélie Mauresmo ne collabore avec lui (juin 2014-mai 2016) et ne lui donne les clés pour glisser sur l'ocre. Résultat, deux demi-finales porte d'Auteuil (2014 et 2015), désormais un vrai savoir-faire dans l'exercice et surtout la condition physique adaptée. Pour preuve, Murray vient de remporter le tournoi de Rome contre Novak Djokovic et de perdre celui de Madrid, toujours contre Djoko.

 Murray, la pluie, il connaît
Très en difficulté au début du tournoi, il a passé ses deux premiers tours en 5 sets..., et handicapé par les conditions de jeu à Paris, l'Ecossais a mis un peu de temps à apprivoiser une terre battue beaucoup plus lente que d'habitude et des balles plus lourdes à cause de l'humidité ambiante. Mais à partir des 8es de finale, Murray s'est comme transformé : multiplication des amortis et même montées au filet, il a semblé élargir sa palette de coups porte d'Auteuil.

"Lorsque les conditions sont si lentes, c’est difficile de remporter les points du fond du court. Donc, j'essaie de rentrer dans le court et de faire des incursions au filet lorsque j'ai la possibilité, a commenté l'intéressé à ce sujet. C'est comme les amortis, avec cette terre battue là, ça fatigue l'adversaire". Et même s'il n'a quasiment pas plu à Roland-Garros depuis deux jours, les courts restent encore très lourds et on peu de chance de sécher ce dimanche, vu que des orages sont annoncés pendant la finale...

► Djoko ne lui fait pas peur
Alors bien sûr, les stats ne parlent pas vraiment pour lui. Car depuis des années que Murray affronte le Serbe, il ne l'a battu à 10 reprises sur 33 rencontres entre les deux hommes. Reste que l'Ecossais ne fait vraiment pas un complexe d'infériorité face au n° 1 mondial, contrairement à pas mal d'autres joueurs du circuit. Mieux, il n'hésite pas à lui demander de faire des séances d'entraînement en commun, fait rarissime à un tel niveau. "Je n'y apprends pas grand-chose sur son jeu mais ce sont de très bons entraînements, a-t-il expliqué. J'ai une bonne relation avec lui, puisque généralement, il me bat (rires) !" 

Sauf que dernièrement, Andy a inversé la tendance, lui qui la première fois depuis le début de sa carrière a battu Djoko sur terre battue en finale à Rome. Un match qui a d'ailleurs marqué le Serbe : "Nous avons disputé deux  finales, il en a remporté une, j'en ai remporté une. C'est un combattant. Il a haussé son niveau de jeu au fil des années. Je pense que ce sera une finale avec beaucoup d'émotions, beaucoup d'échanges du fond du court parce que nous avons des styles de jeu assez similaires." Ça promet. 

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