Roland-Garros : Sam Sumyk, le coach français derrière Garbiñe Muguruza

Roland-Garros : Sam Sumyk, le coach français derrière Garbiñe Muguruza

TENNIS
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MENTOR - Du bénévolat au sein du club de tennis de Quiberon au sacre de Garbiñe Muguruza à Roland-Garros, le Français Sam Sumyk a tracé sa route de coach aux Etats-Unis, seul et "peinard" sans jamais se prendre la tête. Portrait.

"Je n'ai pas de club, pas de courts. J'ai juste une planche, une moto, un vélo": On a aussi pu voir, sur son compte Twitter, qu'il venait de s'acheter une trottinette. Samuel Sumyk n'est pas un entraîneur de tennis comme les autres. A presque 50 ans, avec un tout petit passé de joueur sans prétention mais un CV alléchant, il est en tête de liste des coaches les plus en vue.

Sumyk, un Breton en Amérique

Après avoir accompagné la Russe Vera Zvonareva, avant qu'elle n'accède aux finales de Wimbledon et de l'US Open en 2010, Sumyk a vécu la gloire avec la Bélarusse Victoria Azarenka, N.1 mondiale en 2012 et titrée la même année à l'Open d'Australie ainsi qu'en 2013. La parenthèse de quelques mois avec la Canadienne Eugenie Bouchard en 2015, a elle été moins heureuse.

Mais depuis l'été dernier, il guide l'Espagnole Garbiñe Muguruza, nouvelle "pépite" de la WTA. "Avant de travailler avec elle, j'ai refusé plusieurs joueuses. C'est un luxe, j'ai une chance incroyable", raconte-t-il sans fausse modestie dans un entretien à l'AFP. "Les bons résultats attirent la curiosité des joueuses", argue-t-il. Sumyk a grandi en Bretagne. "Je n'avais aucune envie, je voulais juste jouer au tennis, ça m'amusait. On était une bande de potes et on rigolait bien, c'est tout ce qui m'intéressait".

Tell me something I dont know! 😁🤘🏼🤘🏼👌🏼@samsumyk

Une photo publiée par Garbiñe Muguruza (@garbimuguruza) le

Un spécialiste des dames

Bénévole à Quiberon puis prof de tennis à Lorient une fois son brevet d'état en poche, il décide de prendre une année sabbatique pour parcourir le monde de la petite balle jaune. Il devait avoir dans les 25 ans. "Je suis nul dans les dates", dit-il. Son périple le mène alors aux Etats-Unis, à l'Académie Palmer en Floride. "Ils m'ont proposé de rester travailler. J'ai accepté. Je ne suis jamais rentré en France et depuis je n'ai jamais arrêté d'entraîner."

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"Je suis bien partout, mais aux Etats-Unis je suis peinard surtout. Je fais tout ce qu'il me plaît. Et la vie est beaucoup plus simple qu'ailleurs", précise-t-il. Sumyk vit désormais en Californie, sur le site idyllique de Manhattan Beach, à Los Angeles.

Un peu surfeur

"J'ai des planches de paddle, de surf. Je suis nul mais j'aime beaucoup être sur l'eau, c'est un bel endroit. La mer est un bon remède thérapeutique", confie le Breton, admiratif du marin Olivier de Kersauson. Sumyk, qui rêve un jour de s'échapper en mer, s'affiche clairement comme un épicurien: "Tout ce qui m'emmerde est éliminé dans les 5 secondes. Je n'ai pas de temps à perdre."

Il fonctionne à l'envie. Pour accepter la proposition de Muguruza, il a eu besoin de capter son premier regard, d'entendre son premier mot. "Je ne demande pas à ma joueuse de me suivre dans ma façon de voir les choses. Moi, c'est comme ça que je veux avancer, tout ce qui est toxique ne m'intéresse pas", explique-t-il.

Le Frenchy n'a jamais entraîné que des joueuses, mais se verrait bien aussi travailler avec des gars: "Je le fais savoir, là! Ne m'oubliez pas non plus quand je n'aurais pas de travail!" En attendant, il est loin d'en avoir fini avec Muguruza, qui commence seulement à remplir les belles lignes de son palmarès.

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