Roland-Garros - Steffi Graf : "Que Serena batte mon record de victoires en Grand Chelem ne va pas m'empêcher de dormir"

Roland-Garros - Steffi Graf : "Que Serena batte mon record de victoires en Grand Chelem ne va pas m'empêcher de dormir"

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TENNIS - De passage à Paris pour inaugurer la première boutique Longines en France, l’ancienne n° 1 mondiale et six fois vainqueur de Roland-Garros (entre 1987 et 1999) a passé son vendredi porte d’Auteuil. L’occasion pour metronews d’en savoir un peu plus sur la vie redevenue tranquille de Steffi Graf et sur le regard qu’elle pose sur le tennis actuel.

Ambassadrice de Longines et de votre fondation “Children for tomorrow”, votre emploi du temps est-il toujours aussi chargé que celui que vous aviez quand vous étiez sur le circuit ?
Non, non, ça n’a vraiment rien à voir. Même si je suis très impliquée dans mes partenariats, je mène une vie tranquille en famille. André (Agassi, son mari depuis 2001, ndlr) et mes enfants sont ma priorité, même si je n’oublie pas mes engagements.

Justement, comment vous est venue l’envie d’aider les enfants victimes des guerres ?
Pendant toute ma carrière, j’ai voyagé à travers le monde, et même si le tennis de haut niveau est un monde où l’on est privilégié, j’ai toujours gardé les yeux ouverts sur ce qui se passait autour de moi. Et j’ai vu les inégalités qu’il y a partout dans le monde et les conséquences dramatiques des conflits pour les enfants. J’ai donc décidé de créer ma fondation en 1998, un an avant d’arrêter le tennis.

"J'adore la vie que mène aujourd'hui"

Votre nouvelle vie est-elle plus riche que la précédente, lorsque vous jouiez au tennis ?
Je n’ai pas de nostalgie par rapport à ma carrière. J’ai fait de très belles choses et j’ai vécu de grands moments, mais c’était très fatigant. Un tournoi, un autre, puis encore un autre… Non vraiment, j’adore la vie que je mène aujourd’hui. Elle me va parfaitement bien.

Continuez-vous à suivre ce qui se passe sur le circuit féminin ?
Oui, évidemment. J’ai eu beaucoup de déplacements ces derniers jours, mais je sais que Serena (Williams) va disputer la finale de Roland-Garros demain (samedi), contre Safarova (Lucie). Ça va être un grand match.

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"Les médias aiment bien comparer les époques..."

On entend souvent dire que depuis votre retraite (en 1999), puis celles de Martina Hingis et de Monica Seles, le tennis féminin est moins fort. Partagez-vous ce constat ? 
Non, au contraire. Quand on voit ce que font Serena ou Maria Sharapova, c’est très fort. Demain, Serena peut remporter son troisième Roland-Garros et son 20e titre du Grand Chelem, c’est assez impressionnant. Qu'elle puisse battre ou non mon record (22 Grand Chelem), n'est vraiment pas un problème pour moi. Ça ne va pas m'empêcher de dormir. De toute façon, les médias aiment bien comparer les périodes, mais qui peut dire qui est le plus fort entre Nadal (Rafael), Sampras (Pete), Federer (Roger) ou Djokovic (Novak) ?

Restons alors à l’époque où vous étiez sur les courts. Face à quelle adversaire avez-vous eu le plus de difficultés ?
C’est une question difficile car avec Monica (Seles), Martina (Hingis) ou même Gabriela (Sabatini), quand elle a été dans ses bonnes années, on s’est toutes bien bagarrées… Mais je pense que Monica a été la plus grande de mes rivales.

"Mon plus beau souvenir à Roland-Garros, c'est ma victoire en 1999"

Elle vous a d’ailleurs battue à deux reprises ici en finale (en 1990 et 1990), ça reste des souvenirs douloureux ?
J’ai surtout vécu de très bons moments à Paris. Là, rien que de revenir à Roland-Garros, de repasser devant le court Central, il y a évidemment pleins d’images qui reviennent. J’ai toujours eu un rapport particulier avec cette ville et ce tournoi. Je me sentais un peu comme chez moi.

Quel est votre plus beau souvenir porte d’Auteuil ?
La victoire en 1999 (contre Martina Hingis), je pense que c’est celui-là. C’était une année spéciale pour moi. Ma dernière sur le circuit… Et puis André avait lui aussi gagné dans le tableau masculin cette année-là. Je n’étais pas encore focalisée sur lui à ce moment-là, mais ensuite, ça a commencé pour nous deux.

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