Roland-Garros : surdoué et bûcheron, pourquoi Djokovic doit craindre le jeune Dominic Thiem

TENNIS
TENNIS - Sensation du tableau masculin, l'Autrichien (22 ans, n° 15) est l'invité surprise des demi-finales de vendredi. Pourtant, Dominic Thiem n'a rien d'un joueur docile, prêt à se faire victimiser par Novak Djokovic (n° 1).

Le plus doué de sa génération
Si les médias s'épanchent régulièrement sur les frasques de Nick Kyrgios (21 ans, n° 19) et mettent toujours en avant le potentiel du bad boy du circuit, bien plus discret, Thiem (on prononce "Tim") avance plus vite. De cette génération (Alexander Zverev, Bernard Tomic...) qui est censée remplacer celle des Rafael Nadal et des Roger Federer, il est le premier à atteindre le dernier carré d'un Grand Chelem. Une surprise pour celui qui ne s'attendait "pas à gagner en quarts" mais par pour les connaisseurs du circuit.

Des entraînements en bois
A l'image du monstre physique qu'était son compatriote célèbre dans le tennis Thomas Munster (vainqueur à Roland-Garros 1995), le n° 15 mondial n'épargne pas son corps à l'entraînement. Concoctées par son coach Günther Bresnik (qui a aussi entraîné Boris Becker ou Henri Leconte), certaines séances se déroulent même en pleine forêt, où le joueur soulève des troncs d'arbre de 25 kg. "On se le passe, toutes les cinq minutes, explique son entraîneur. Je prends le tronc, il prend le tronc... Et nous continuons à marcher comme ça pendant deux heures !" Résultat, Thiem (1,85 m pour 82 kg) peut encaisser sans sourciller des matches en 5 sets. 

Il n'a pas peur du Top 5
Si certains écartent d'un revers de main l'éventualité de voir Novak Djokovic tomber face à un petit jeune, ni Nadal ni Federer ne les accompagneront dans ce geste de dédain. Car tous les deux ont déjà eu à s'incliner face à l'Autrichien : en demi-finale à Buenos Aires pour l'Espagnol (tournoi sur terre battue d'ailleurs remporté par Thiem en février dernier...) et en 8e de finale à Rome il y a quelques semaines pour le Suisse (l'Autrichien s'est ensuite arrêté en quart). Djokovic a d'ailleurs prédit "une belle empoignade" face à "l'un des porte-drapeaux de la nouvelle génération", qu'il a battu les deux fois où il l'a joué. Mais toujours sur dur, jamais sur terre battue. 

À LIRE AUSSI
>> EN DIRECT - Jour de demies à Roland
>> Toute l'actu de Roland-Garros

Lire et commenter