Stats, tweets... ça "chiffre" à Roland-Garros

TENNIS

TENNIS - Pendant que joueuses et joueurs s'escriment sur les courts et que vous les regardez faire depuis l'écran de votre télé, de votre ordinateur ou de votre smartphone, en coulisses, les petites mains s'activent. Humaines ou informatiques, elles comptabilisent tous les coups, tous les points et même tous les tweets pour décortiquer le tournoi parisien.

Rien de leur échappe. Une double-faute de Serena Williams, un revers gagnant de Noval Djokovic, dans les secondes qui suivent, ces données sont intégrées dans les ordinateurs surpuissants d'IBM pour ensuite venir alimenter les live du site officiel du tournoi ( www.rolandgarros.com ) et les fiches de stats des retransmissions télé du monde entier. 

Un travail de collecte colossal que la firme américaine effectue depuis de nombreuses années pour les quatre tournois du Grand Chelem (Open d'Australie, Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open). En tout, à Paris, plus de 40.000 points traités par les "marqueurs" d'IBM qui notent tout sur chacune des rencontres : les coups gagnants, les fautes, les aces et même la zone de jeu où sont réalisés les coups gagnants.

Qui entre Wawrinka et Murray va remporter le match sur Twitter ?

Tous ces éléments sont ensuite traités et mis en forme pour donner des outils de compréhension des matches aux fans. Car sur le site du tournoi, ils sont des millions à se connecter sur l'ensemble des Internationaux de France (14 millions lors de l'édition 2015 pour  500 millions de pages vues...) afin de suivre les rencontres et toute l'actualité du tournoi. 

Il faut dire que la plateforme regorge d'outils plutôt sympas, comme celui des "clés du match", qui indique les tendances de domination, ou encore “ social leaderboard ”, qui fait basculer l'opposition sur Twitter.

En clair, pendant la demi-finale qui va opposer vendredi Stan Wawrinka à Andy Murray, on va pouvoir savoir lequel des deux joueurs génère le plus de tweets et surtout s'ils sont positifs ou pas. Car derrière tous ces chiffres, il y a quand même de l'émotion. 

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