"Il faut rester prudent" : pourquoi la mort d'Abdelmalek Droukdal ne signifie pas l'arrêt des combats

"Il faut rester prudent" : pourquoi la mort d'Abdelmalek Droukdal ne signifie pas l'arrêt des combats

DJIHADISME - La mort du chef djihadiste Abdelmalek Droukdal pourrait désorganiser la filière sahélienne d'Al-Qaïda. Il faut cependant rester prudent et ne pas sous-estimer la capacité de régénération de ce groupe terroriste.

Les forces françaises de l’opération Barkhane et leurs alliés multiplient ces derniers mois les offensives au Sahel pour tenter d'éradiquer la mouvance terroriste que sévit dans cette région de l’Afrique. L’élimination de Abdelmalek Droukdal, leader du groupe terroriste Al-Qaïda au Maghreb islamique, est "un coup symbolique dur qui est porté à l’ensemble de la nébuleuse djihadiste", explique sur LCI Vincent Hugeux, journaliste spécialiste de l'Afrique. A l'entendre, il ne faut pas sous-estimer la "capacité de régénération et de recrutement" de ce groupe de terroriste.

Une kyrielle de groupes djihadistes sévissent au Sahel, ce qui complique le combat mené par l’opération Barkhane depuis 2014. "Il faut rester prudent. Le problème qui existe au Sahel n’est pas lié uniquement au groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique", souligne sur LCI Mohamed Sifaoui, écrivain et journaliste spécialiste de l’Islam. "Nous savons que des personnes liées à Daech ont constitué des foyers dans cette région d’Afrique et que par ailleurs il y a des groupes beaucoup plus autonomes qui agissent pour leur propre compte", explique-il.

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Ce chef historique du djihad au Maghreb, mentor de plusieurs groupes djihadistes sahéliens rassemblés depuis 2017 au sein du Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans (GSIM, également appelé JNIM), a été tué jeudi à Talhandak, au nord-ouest de la ville malienne de Tessalit. "Plusieurs de ses proches collaborateurs" ont également été "neutralisés", a assuré vendredi soir la ministre des Armées, Florence Parly, sur  le réseau social Twitter, sans plus de détails. 

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Une source proche du dossier a confié à l'AFP que quelque 500 djihadistes avaient été "neutralisés" (tués ou capturés) au Sahel au cours des derniers mois par les militaires français, dont plusieurs figures importantes (cadres religieux, commandants, recruteurs, logisticiens, etc.).

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