Assassinat de Samuel Paty : le maire de Conflans avait alerté les services de renseignement

Assassinat de Samuel Paty : le maire de Conflans avait alerté les services de renseignement

SIGNALEMENT - Le maire de Conflans-Sainte-Honorine a révélé avoir prévenu les services de renseignement des menaces visant le professeur, estimant qu'il devait être protégé.

Les enquêteurs tentent toujours de reconstituer la chaîne complète des faits qui ont conduit au meurtre sauvage du professeur Samuel Paty. Mais mardi soir, l'heure était aux hommages et au recueillement, à l'Assemblée nationale, puis autour de son collège des Yvelines. Une marche blanche a ainsi rassemblé plusieurs milliers de personnes à Conflans-Sainte-Honorine, au cours de laquelle le maire de la commune, Laurent Brosse, a indiqué avoir été alerté dès le 9 octobre par la principale du collège.

"Elle m’a appelé trois jours après le cours de Monsieur Paty, pour me faire part de sa très grande inquiétude", raconte-t-il, en précisant que "plusieurs parents d’élèves avaient pris rendez-vous avec elle depuis ce cours parce qu’ils étaient mécontents suite aux caricatures qui ont été montrées"

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"Globalement, cela s'était bien passé quand ils ont été reçus", poursuit l'élu local. À l'exception d'un père de famille, auteur d'une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux, et dont la fille n'assistait pas au cours de Samuel Paty."

La principale avait conscience de la gravité de la situation et de la menace qui pesait sur son professeur. Elle l'a soutenu, c'est important de le dire.- Laurent Brosse, maire de Conflans-Sainte-Honorine

À la suite de ces échanges, l'édile pensant à une éventuelle agression, se montre lui aussi alarmé. "Je lui ai dit : 'Il faut protéger ce professeur'", lance-t-il. "La principale avait conscience de la gravité de la situation et de la menace qui pesait sur son professeur. Elle l'a soutenu, c'est important de le dire", ajoute Laurent Brosse, qui a aussitôt fait remonter sa crainte auprès du renseignement territorial. "Ils m’ont indiqué avoir déjà l'information. Et c’est ensuite remonté aux autorités préfectorales le 12 octobre."

"Ce que je sais désormais c'est qu'une note du renseignement territorial a été écrite le 12 octobre, trois jours après que je les ai alertés", ajoute Laurent Brosse ce mercredi sur LCI.

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