Appels malveillants dans des commissariats franciliens : un suspect de 17 ans interpellé

Appels malveillants dans des commissariats franciliens : un suspect de 17 ans interpellé

ENQUÊTE - Depuis le jeudi 3 octobre, jour de l'attaque terroriste à la préfecture de police de Paris, plusieurs commissariats franciliens ont reçu des appels téléphoniques anonymes menaçants. L'auteur présumé des faits, un adolescent âgé de 17 ans, a été interpellé à son domicile de Gap dans les Hautes-Alpes.

Le préfet de police de Paris avait déposé une plainte contre X pour "apologie du terrorisme" auprès du procureur de Paris. Car depuis le jeudi 3 octobre, jour de l'attaque perpétrée par Mickaël Harpon au cours de laquelle quatre fonctionnaires de police ont été tués et une autre blessée, plusieurs commissariats franciliens avaient reçu des appels anonymes malveillants. Dans les messages notamment, des chants islamistes mais aussi des menaces.

"Un suspect âgé de 17 ans a été interpellé jeudi soir à 20 heures à son domicile de Gap dans les Hautes-Alpes", indique une source policière à LCI. "Ce mineur est connu pour des faits similaires commis dans le passé. Il a été placé en garde à vue et est toujours entendu par les enquêteurs ce vendredi matin." 

Contacté par LCI ce vendredi matin, le parquet de Gap confirme l'interpellation. "Le parquet de Gap a ouvert une enquête des chefs "d'appels téléphoniques malveillants réitérés", "de provocation directe à un acte de terrorisme",  et "d'accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données et de menace réitérée de crime contre les personnes", indique-t-il à notre rédaction. L'enquête a été confiée au commissariat de sécurité publique de Gap.

Toute l'info sur

L'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

Lire aussi

Plus de 70 appels

Jeudi, à l'occasion de son audition devant la commission des lois du Sénat, Christophe Castaner avait confirmé que "plusieurs commissariats ont reçu des enregistrements qui pourraient paraître menaçants". Ajoutant : "Je mets cela au conditionnel, non pas sur le fait qu'ils ont été reçus mais sur l'interprétation des messages. Le préfet de police a immédiatement porté plainte pour qu'une enquête se déroule et pour que nous puissions comprendre cela."

"Je vous dirais hélas, c'est un phénomène que nous connaissons... A chaque fois qu'il y a un événement particulier, il y a ce genre d'initiatives totalement abruties qui sont réalisées. On a un service national, le CNAPR (Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation, ndlr) qui travaille sur les signalements de ce type-là. Il se trouve que chaque fois qu'il y a un événement, il y a une hausse significative des appels téléphoniques et des envois de formulaires", a précisé le ministre de l'Intérieur. 

En vidéo

Les interrogations demeurent autour de l'attentat à la préfecture de police de Paris

Selon les chiffres donnés hier par le ministre le CNAPR a été appelé à 11 reprises le jeudi 3 octobre, jour de l'attaque, puis 23 appels durant le week-end et 40 appels le lundi.

Les appels téléphoniques malveillants réitérés, les envois réitérés de messages malveillants émis par la voie des communications électroniques ou les agressions sonores en vue de troubler la tranquillité d'autrui sont punis d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Jackpot record de l'Euromillions : ces gagnants pour qui la chance a (très mal) tourné

CARTE - Covid-19 : à quel stade en est l'épidémie, département par département ?

11% des Français déjà infectés par le Covid-19 : quelles sont les régions les plus touchées ?

EN DIRECT - Loi "Sécurité globale" : 52.350 manifestants en France dont 5.000 à Paris, selon l'Intérieur

"Jean Moulin était un scientifique" : les perles du test de culture G des candidates à Miss France

Lire et commenter