"Mon équipe est traumatisée" : après l'attaque à Paris, l'agence Premières lignes envisage de déménager

"Mon équipe est traumatisée" : après l'attaque à Paris, l'agence Premières lignes envisage de déménager
Terrorisme

SOUS LE CHOC - Après l'attaque au couteau survenue vendredi à Paris près des anciens bureaux de Charlie Hebdo, Paul Moreira, l'employeur des deux victimes, témoigne sur LCI.

Trois jours après l'attaque à Paris, l'émotion reste vive. Paul Moreira, co-directeur de Premières lignes et employeur des deux victimes blessées à l'arme blanche survenue vendredi rue Nicolas-Appert, a témoigné ce lundi sur LCI, mettant en garde contre l'insécurité qui règne dans le quartier de l'ex-siège de Charlie Hebdo, estimant que la sécurité devait y être renforcée. 

"L'immeuble est devenu le symbole de la liberté d'expression, d'un journalisme offensif", a-t-il souligné. "Cela représente un défi pour les djihadistes donc il faut plus de protection", a-t-il poursuivi, espérant des moyens "pérenne".

"Nous allons en discuter"

Mais même si des mesures de protection étaient prises prochainement, l'agence, déjà voisine de Charlie Hebdo au moment des attentats de janvier 2015, envisage de déménager. "Mon équipe est traumatisée", confie-t-il. "Deux fois, ça fait beaucoup. Nous allons en discuter entre nous, mais je pense que nous allons bouger." 

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Attaque à l'arme blanche près de l'ex-siège de Charlie Hebdo à Paris

Évoquant le profil du principal suspect, toujours en garde à vue ce lundi, Paul Moreira a également témoigné de son inquiétude quant à l'anticipation d'éventuelles attaques à l'avenir, les assaillants pouvant agir de manière isolée et aléatoire. "Ce type est un mélange de terroriste islamiste et de détraqué", a-t-il indiqué. "Pour moi, c'est le nouveau terrorisme." 

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