Attentat de Boston : la condamnation à mort de Djokhar Tsarnaev rejetée, nouveau procès en vue

Attentat de Boston : la condamnation à mort de Djokhar Tsarnaev rejetée, nouveau procès en vue
Terrorisme

TERRORISME - Condamné à mort en 2015, moins de deux ans après l'attentat meurtrier qui avait frappé l'arrivée du marathon de Boston, le terroriste va bénéficier d'un nouveau procès.

Un sursis pour Djokhar Tsarnaev, actuellement emprisonné dans un pénitencier du Colorado, réputé être l'un des plus durs du pays. Le jeune homme, auteur avec son frère Tamerlan de l'attentat à la bombe qui avait frappé mortellement le marathon de Boston en 2013, faisant trois morts et 264 blessés, a vu sa condamnation à la peine capitale, prononcée par une cour de justice fédérale, rejetée par une cour d'appel fédérale. 

La raison ? Selon cette cour d'appel, qui avait été saisie par les avocats du terroriste fin 2019, le jugement prononcé par le juge
à l'origine de sa condamnation à mort, en 2015, "n'était pas en adéquation avec les standards" de justice. Qui prolonge, à propos de cette très rare sentence (la précédente peine capitale fédérale avait été prononcée douze ans plus tôt) : "Notre système pénal garantit que même les pires d'entre nous méritent d'être jugés équitablement et punis selon la loi". 

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Dans sa décision de 224 pages, la cour demande donc la tenue "d'un nouveau procès, strictement limité aux peines dont Djokhar devrait écoper". Ce qui signifie qu'il pourrait à nouveau être condamné à la peine de mort. Les juges, indique le Boston Globe, ont toutefois souhaité "être les plus clairs possibles : Djokhar restera en prison jusqu'à la fin de sa vie. La seule question à trancher est de savoir si le gouvernement mettra fin à sa vie en l'exécutant".

Fin 2019, les avocats de Djokhar Tsarnaev avaient saisi la cour sur plusieurs points afin d'obtenir ce nouveau procès, estimant que les droits de leur client avaient été lésés. D'abord, la tenue du procès à Boston, ville encore traumatisée par l'attentat, à peine deux ans après les faits. Ensuite, le peu de neutralité de deux jurés, qui ont menti durant la sélection du jury en cachant au tribunal avoir eu des échanges sur l'affaire. L'un d'entre eux avait ainsi traité Tsarnaev d'"ordure", ce qui aurait dû conduire le juge O'Toole à les récuser. Enfin, la défense du jeune homme, 19 ans au moment des faits, a voulu insister sur le rôle joué par son frère, mort quatre jours après les attentats, sous les tirs de la police. Des éléments que le juge n'a pas voulu autoriser la défense à présenter lors du procès et qui auraient démontré que Djokhar était moins coupable de l'attentat que son aîné.  

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