Attentat de Magnanville : trois hommes interpellés et placés en garde à vue

Terrorisme

ENQUÊTE - Trois individus âgés de 32, 34 et 36 ans ont été interpellés, mardi 25 juin, dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat terroriste d'un couple de policiers, le 23 juin 2016.

Trois ans après le double assassinat terroriste qui avait traumatisé les forces de police, l'enquête se poursuit. Trois suspects âgés de 32, 34 et 36 ans, appartenant à l'entourage de Larossi Abballa, l'homme qui a tué le commissaire adjoint Jean-Baptiste Salvaing et sa compagne Jessica Schneider, le 13 juin 2016, ont été interpellés dans les Yvelines. Habitants du département, ils ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête visant à déterminer comment la cible de Larossi a été choisie et comment ils ont localisé leur adresse, a appris LCI, confirmant une information du Parisien.

Le 13 juin 2016, Larossi Abballa, âgé de 25 ans, avait assassiné le couple à son domicile, à coups de couteau, sous les yeux de leur fils de 3 ans. Après avoir revendiqué son appartenance au groupe terroriste de l'Etat islamique, il avait ensuite été abattu par les forces de l'ordre. 

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Trois suspects mis en examen, un incarcéré pour complicité

Trois suspects sont déjà mis en examen. Parmi eux, Charaf Din Aberouz et Saad Rajraji, condamnés en 2013 pour leur participation à une filière de recrutement au djihad, sont soupçonnés de lui avoir fourni une aide logistique dans l'organisation du double assassinat. Ils ne sont en revanche pas poursuivi pour complicité dans l'attaque et ont été relâchés sous contrôle judiciaire. Frère cadet de Charaf Din Aberouz, Mohamed Abreouz, 24 ans, dont l'ADN a été trouvé au domicile des deux policiers, a été mis en examen pour "complicité d'assassinats terroristes" en décembre 2017 et incarcéré.

Enfin, l'an passé, six personnes, dont une policière, avaient été placées en garde à vue dans le cadre des investigations sur la possible fuite ayant conduit à la localisation des victimes par le tueur. Toutes avaient été relâchées, sans faire l'objet de poursuites.

La mort de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing avait suscité une vague d'émotions, au-delà des rangs des forces de l'ordre, cible de choix des attentats terroristes qui ont tué 251 personnes en France depuis 2015.

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