Attentats de janvier 2015 : le djihadiste français Peter Cherif, proche des frères Kouachi, arrêté à Djibouti

Terrorisme

ARRESTATION - Le Français Peter Cherif, proche des auteurs de l'attentat perpétré contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, a été interpellé dimanche 16 décembre dernier à Djibouti. Il a été placé en garde à vue.

Bientôt quatre ans après, l'enquête continue d'avancer. Le djihadiste français Peter Cherif, proche des frères Kouachi, auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo, a été arrêté le dimanche 16 décembre dernier à Djibouti, a-t-on appris ce jeudi de source proche du dossier, confirmant une information de Marianne. Il a été placé en garde à vue. 

Connu sous le pseudonyme d'Abou Hamza, cet ancien de la filière dite des Buttes-Chaumont, à Paris, est apparu dans l'enquête sur l'attaque contre le journal satirique pour avoir entretenu des échanges réguliers avec Saïd et Cherif Kouachi, qui avaient fini par tuer douze personnes le 7 janvier 2015 avant d'être abattus quelques jours plus tard.

Voir aussi

Arrêté une première fois à Falloujah en Irak fin 2004 alors qu'il combattait dans les rangs d'Al-Qaïda, Peter Cherif, condamné à 15 ans de prison à Bagdad, s'était ensuite évadé d'une prison irakienne en mars 2007 avant de rejoindre la Syrie. Extradé par la suite en France, il y fut incarcéré pendant 18 mois avant de fuir le pays pour se rendre au Yémen alors qu'il était en attente de son procès.

En avril 2012, les services de renseignement français présentaient Cherif Kouachi comme "l'un des contacts en France" de Peter Cherif, cadre d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Elle le soupçonne alors "d'organiser, depuis le Yémen, une filière d'acheminement de djihadistes susceptible d'impliquer" Cherif Kouachi. 

Quelques mois plus tard, des emails sont échangés entre le Yemen et un cyber-café voisin de l'appartement de Kouachi. Fin 2012, la police s'inquiète des recherches internet de Kouachi "sur une éventuelle colocation d'une chambre dans la ville d'Al Jouf", fief d'Aqpa, l'organisation dont se sont réclamés les frères Kouachi après la tuerie de Charlie Hebdo.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter