Attentats de janvier 2015 : le parquet de Paris requiert un procès aux assises pour 14 personnes

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JUSTICE - Le parquet de Paris demande un procès aux assises pour 14 personnes, soupçonnées à des degrés divers de soutien logistique aux auteurs des attaques de Charlie Hebdo, Montrouge et de l'Hyper Cacher qui ont fait 17 morts en janvier 2015. Trois d'entre elles sont toujours sous le coup de mandats d'arrêts.

Près de quatre ans après les faits, le parquet de Paris demande un procès aux assises pour 14 personnes, soupçonnées à des degrés divers de soutien logistique aux auteurs des attaques de Charlie Hebdo, Montrouge et de l'Hyper Cacher qui ont fait 17 morts en janvier 2015.


Il revient désormais aux juges d'instruction antiterroristes de décider de renvoyer tout ou partie de ces suspects devant une cour d'assises spécialement composée, quatre ans après les attentats des frères Kouachi et d'Amédy Coulibaly, les premiers de la vague djihadiste en France qui a fait au total 251 morts.

14 accusés, une cour d'assises spéciale

Le parquet de Paris a requis la mise en accusation de 14 personnes devant la Cour d’assises spécialement composée : 

- Ali Polat, des chefs d'"association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteintes aux personnes", et de "complicité des crimes et délits en relation avec une entreprise terroriste individuelle ou collective visant à troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur" (concernant les crimes et délits à commis par les frères Kouachi et par Amédy Coulibaly).

- Mohamed Belhoucine, des chefs d'"association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des actes de terrorisme de crimes d’atteintes aux personnes" et de complicité des crimes et délits en relation avec une entreprise terroriste individuelle ou collective visant à troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur (concernant les crimes et délits commis par Amédy Coulibaly).

- Hayat Boumeddiene, des chefs d'"association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteintes aux personnes" et de "financement du terrorisme",

- Nezar Pastor Alwatik, des chefs d"association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteintes aux personnes", "acquisition, détention, cession d’armes de catégories A et B en bande organisée, en relation avec une entreprise individuelle ou collective visant à troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur", "port ou transport d'armes, éléments d'armes et munitions de catégories A ou B en relation avec une entreprise individuelle".

- Mohamed Fares, des chefs d'"association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteintes aux personnes", "acquisition, détention, cession d’armes de catégories A et B, en relation avec une entreprise individuelle ou collective visant à troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur", "port ou transport d'armes, éléments d'armes et munitions de catégories A ou B en relation avec une entreprise individuelle ou collective visant à troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur".

- Mehdi Belhoucine, Willy Prevost, Amar Ramdani, Saïd Makhlouf, Metin Karasular, Michel Catino, Abdelaziz Abbad, Miguel Martinez, du chef d'"association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteintes aux personnes".

- Christophe Raumel, du chef d'"association de malfaiteurs".


Le parquet a également requis notamment le maintien des effets des mandats d’arrêt décernés à l’encontre d’Hayat Boumedienne, Mehdi Belhoucine et Mohamed Belhoucine. Les frères, qui avaient quitté la France pour la Syrie en compagnie de la compagne d'Amédy Coulibaly quelques jours avant les attentats de janvier 2015, sont présumés morts. Hayat Boumedienne serait elle aussi en zone irako-syrienne.

Peter Cherif n'est pas visé

Le djihadiste Peter Cherif, proche des frères Kouachi, auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015, n'est pas visé par un mandat d'arrêt dans cette enquête, a indiqué vendredi une source judiciaire à l'AFP.

Cette figure française du djihad, aussi connu sous le pseudonyme d'Abou Hamza, a été arrêté le 16 décembre à Djibouti mais "il n'est pas, à ce stade, retenu dans le cadre d'une procédure judiciaire française", a précisé cette source.

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