Attentats de Trèbes et Carcassonne : cinq personnes en garde à vue

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Attentats dans l'Aude : quatre morts

ENQUÊTE - Cinq individus âgés de 19 à 29 ans ont été placés en garde à vue, mardi 25 juin, dans le cadre de l'enquête ouverte suite aux attentats de Trèbes et Carcassonne. En mars 2018, quatre personnes avaient été tuées, dont le colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame.

Un an et trois mois après les attentats de Trèbes et de Carcassonne, le 23 mars 2018, l'enquête suit toujours son cours. Cinq individus, âgés de 19 à 29 ans et résidant dans le département de l'Aude ont été interpellés et placés en garde à vue, mardi 25 juin, sur commission rogatoire du juge d'instruction. Une source proche du dossier a indiqué à LCI que ces individus étaient entendus car susceptibles d'être impliqués dans le volet "armes" de l'enquête. 


Le 23 mars 2018, le terroriste Radouane Lakdim, 25 ans, après avoir tué et blessé deux automobilistes à Carcassonne, avait volé leur voiture pour s'introduire dans un supermarché de Trèbes, à quelques kilomètres de là. Sur place, il avait pris en otages les clients et les employés du magasin. Il avait alors tiré et tué un employé du magasin, âgé de 50 ans, ainsi qu'un client, âgé de 65 ans, avant de prendre en otage une cliente. 

Déjà cinq mises en examen

Arrivé sur place, le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, 44 ans, avait proposé au terroriste, qui se présentait comme un soldat de l'organisation Etat islamique, de se substituer à cette dernière. Son téléphone ouvert pour aider les forces de l'ordre, le militaire avait essayé de maîtriser Lakdim, en vain, recevant un coup de couteau létal à la gorge. Des coups de feu s'étaient alors fait entendre dans le magasin, poussant le GIGN à lancer l'assaut, au cours duquel l'assaillant sera abattu. La nuit suivante, Arnaud Beltrame décédera de ses blessures, portant à quatre le nombre de morts de ces attentats. Il sera célébré en héros dans toute la France, recevant notamment un hommage national.

L'enquête s'est poursuivie pour déterminer les influences de Radoine Lakdim. Jusqu'à présent, cinq personnes ont été mises en examen, dont la petite amie du tueur,  qui avait publié sur internet, au matin du carnage, une sourate promettant l'enfer aux mécréants. Les quatre aux personnes sont des hommes soupçonnés d'avoir eu connaissance des projets funestes du terroriste et de l'avoir, pour certains, aidé à des degrés divers. D'autres gardes à vue ont eu lieu, concernant notamment la mère de Lakdim et ses deux soeurs, les enquêteurs cherchant à savoir si elles étaient impliquées. Ordonnée le 17 avril, la garde à vue avait été levée dès le lendemain.

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