Attentats du 13 novembre 2015 : les juges antiterroristes ont terminé leurs investigations

Terrorisme

JUSTICE - Les juges antiterroristes ont clôturé ce lundi les instructions des attentats du 13 novembre, survenus à Paris et à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Le parquet dispose à présent d'un délai d'un mois pour faire connaître ses réquisitions.

Près de quatre ans après les attaques, les juges d'instruction chargés de l'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis ont terminé leurs investigations.

Quatre ans après ces attaques qui furent les plus meurtrières de la vague d'attentats djihadistes en France, les magistrats ont annoncé lundi 21 octobre leur intention de clore l'information judiciaire, ouvrant un délai d'un mois pour les observations des parties et pour les réquisitions du parquet national antiterroriste (PNAT), avant une décision finale des juges sur la tenue, pas avant un an, d'un procès. 

Au total, quatorze personnes, dont onze en détention provisoire, sont mises en examen dans cette enquête tentaculaire, qui doit déboucher sur un procès à Paris qui ne se tiendra pas avant un an, au mieux. Parmi elles, Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des trois commandos jihadistes qui ont perpétré ces attaques, est incarcéré en France, trois ans et demi après avoir été arrêté en Belgique. 

Six autres suspects, parfois présumés morts en Syrie ou en Irak comme les frères Clain, sont visés par un mandat d'arrêt.

Le 13 novembre 2015, neuf hommes avaient attaqué en plusieurs points la capitale française et Saint-Denis, aux abords du Stade de France, à des terrasses de restaurants et dans la salle de concerts du Bataclan, faisant 130 morts et plus de 350 blessés.

Procès en 2021

Ce procès, qui devrait donc avoir lieu en 2021, arrivera un an après celui des attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes. 

Du 20 avril au 3 juillet 2020, quatorze personnes soupçonnées d’être impliquées dans les attaques djihadistes ayant frappé le journal satirique Charlie Hebdo, une policière de Montrouge et le supermarché Hyper Cacher seront jugées à Paris. Il s’agit du premier procès organisé pour un attentat djihadiste commis en France depuis celui des tueries perpétrées par Mohamed Merah, en 2017.

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Pour le procès des attaques de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l'Hyper Cacher, les 14 personnes comparaîtront devant une cour d’assises spéciale, uniquement composée de magistrats. Ils sont soupçonnés à des degrés divers de soutien logistique aux frères Kouachi et Amédy Coulibaly, auteurs des attaques. Onze d’entre eux sont aux mains de la justice, tandis que trois sont visés par un mandat d’arrêt. Ces derniers sont Hayat Boumedienne, la compagne de Coulibaly, et les deux frères Belhoucine, partis quelques jours avant les attaques pour la zone irako-syrienne. Leur mort a été évoquée par diverses sources sans être officiellement confirmée.

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