EN DIRECT - Attaque à la préfecture de police : les cinq gardes à vue levées dont celle de l'imam Ahmed H.

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L'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

HOMMAGE - Mickaël Harpon, un agent administratif de la préfecture de police de Paris, radicalisé, a tué au couteau quatre de ses collègues jeudi 3 octobre, avant d'être abattu. L'enquête se poursuit et des arrestations sont survenues dans l'entourage du tueur. Suivez les dernières informations.

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REMISE EN LIBERTÉ


Les cinq personnes placées en garde à vue lundi ont toutes été remises en liberté sans charges retenues contre elles, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

DEUX GARDES À VUE LEVÉES


Deux des cinq gardés à vue, qui avaient été interpellés lundi, ont été remis en liberté, apprend-on ce mercredi de source judiciaire. Parmi eux figure Ahmed H., l'imam controversé de Gonesse qui, vendredi dernier avait été écarté de la mosquée de cette commune du Val d'Oise que fréquentait Mickaël Harpon.

GARDES À VUE PROLONGÉES 


Les gardes à vue des cinq personnes interpellées lundi matin dans le cadre de l'enquête sur l'attaque perpétrée à la préfecture de police de Paris le jeudi 3 octobre ont été prolongées ce jour. 


Les gardes à vue peuvent durer jusqu'à 96 heures. 

L'IMAM AHMED HILALI PARMI LES 5 INTERPELLÉS


Ahmed Hilali, ancien imam de Sarcelles et Imam de Gonesse aux côtés d'Hassan El Houari jusqu'à vendredi, fait partie des 5 personnes interpellées dans la nuit de dimanche à lundi par la SDAT et la DGSI. 


Dans un communiqué publié ce week-end, le maire de Gonesse, Jean-Pierre Blazy indiquait : "Pour ne prendre aucun risque sur la nature des discours qui pourraient être tenus dans la salle de prière et pour apaiser le climat délétère qui règne à l’encontre de la communauté musulmane de Gonesse, l’association musulmane de Gonesse a négocié avec Monsieur Ahmed Hilali avec qui elle est liée par un contrat de travail une rupture conventionnelle. L’imam n’assurera plus les prières quotidiennes à Gonesse et ce dès demain". 

Urgent

ARRESTATIONS


Cinq personnes ont été interpellées dans la nuit de dimanche à lundi dans l'entourage de Mickaël Harpon, confirme à LCI une source judiciaire. Ces arrestations et des perquisitions ont eu lieu à Gonesse, Sarcelles et Le Thillay, selon une source proche de l'enquête à l'AFP.

TÉMOIGNAGES

Une semaine après l’attaque à la préfecture, "une ambiance lourde" plane dans la police

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MALVEILLANCE


Déjà connu pour des appels malveillants, le suspect a été arrêté jeudi soir à Gap, dans les Hautes-Alpes. 

Appels dans des commissariats franciliens faisant l'apologie du terrorisme : un suspect de 17 ans interpellé

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PAS DE COMMISSION D'ENQUÊTE AU SÉNAT 


Le président de la Commission des Lois Philippe Bas (LR) a écarté jeudi la création "à ce stade" d'une commission d'enquête au Sénat sur la tuerie à la préfecture de police mais a fait des propositions pour mieux détecter des signes de radicalisation.


"A ce stade, nous n'avons pas décidé de créer au Sénat une nouvelle commission d'enquête", a déclaré Philippe Bas sur BFMTV, après avoir salué "l'exercice de vérité" auquel le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est livré lors de son audition devant la commission des Lois.


"Nous ne considérons pas qu'il soit, dans l'immédiat, indispensable de créer une commission d'enquête qui risquerait de se voir cantonner dans son travail à des questions qui ne relèveraient ni du secret de la sécurité intérieure et de la défense nationale, ni du secret de l'instruction", a expliqué le sénateur.


"Nous explorons notre espace, comme nous l'avons fait ce matin, en imposant au gouvernement de répondre à des questions pour informer les Français et la représentation nationale", a-t-il ajouté, rappelant que "la délégation parlementaire (au renseignement) va approfondir ses investigations" et que "la justice elle-même est saisie".


Les Républicains ont obtenu mardi la création à l'Assemblée nationale d'une commission d'enquête sur l'attaque.

AUDITION TERMINÉE


La séance devant la commission des lois a été levée il y a quelques minutes. L'audition du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est terminée. 

CASTANER SUR LA MANIFESTATION EN SOUTIEN À MICKAEL HARPON


"on a en face de nous des individus qui portent une parole de haine. AUjourd'hui, on ne peut pas se contenter de penser que c'est une libre expression. C'est condamnable. Ca implique de prendre un risque"


Sur la manifestation d'Hadame Traoré "Il y avait dans ce dossier une dimension juridique et une dimension politique. La dimension juridique, elle est d'analyser  la déclaration qui a été faite. En aucun cas la déclaration de l'individu ne portait sur le soutien à Mickaël Harpon, auteur de l'attaque. Sa déclaration était très administrative, très habile. L'Analyse juridique pourrait conduire à dire : "Il y a un risque d'annulation" même si la notion d'ordre public doit nous protéger de cela.  Ensuite, il y a une décision politique que j'ai prise de considérer que les propos au-delà de la manifestation étaient indignes, insupportables de l'organisateur de cette manifestation. Il était nécessaire de prendre cette décision-là". 

CASTANER SUR L'IMAM AHMED HILALI 



Interrogé sur l'imam de Gonesse, Ahmed HIlali, qui a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en 2015 et qui est toujours sur le territoire, imam qualifié de "radicalisé" par certains députés, Christophe Castaner répond : "C'est compliqué car il y a la focalisation sur cette personne dont je ne sais pas au moment où je vous parle s'il y a un quelconque rapport avec l'enquête dont on parle. En cela c'est compliqué. Moi je veux bien que la presse désigne des gens comme responsables, coupables et qu'ensuite on en parle en boucle. Rien n'est établi. J'ai demandé des informations sur le parcours de cette personne qui est entrée en France en 2011 avec un visa de long séjour qui valait titre de séjour et qui était valable jusqu'au 22 septembre 2012 (...) IL s'est marié. Il a eu un titre de séjour dans ce cadre là le 3 juin 2011. Ce titre  a été renouvelée ensuite du 23 octobre 2012 jusqu'au 22 octobre 2013. Il y a une rupture de vie commune. Il y a un certains nombres d'éléments qui ont été portés à connaissance de l'administration qui ont fait qu'à un moment une OQTF car il n'assumait plus les responsabilités par rapport à son enfant, OQTF qui a été suspendue, abrogée, en août 2015 car il a repris sa responsabilité. Il y a eu un renouvellement de titre. Puis il s'est remarié depuis, a eu un enfant. Et une nouvelle carte de séjour a été accordée jusqu'en décembre 2017. En 2018, il a eu un nouveau titre".


"Puis la commission a émis un avis favorable en juin 2019 pour que ce monsieur ait un titre de séjour", poursuit le ministre soulignant toutefois "l'incohérence de parcours" de cet individu. 

NUNEZ SUR LES SIGNALEMENTS 


"Je crois pas que les policiers craignent de faire les signalements en cas de leurs collègues. Ces signalements peuvent être anonymes. Je ne veux pas croire que des policiers aient peur. je pense qu'il y a une grande responsabilité chez eux. Et il y a d'ailleurs un numéro vert qui a été mis en place", souligne Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur.


Le ministre de l'Intérieur insiste par ailleurs que les policiers n'ont pas à passer par les syndicats pour faire les signalements. "Ca n'est pas le rôle des syndicats", estime le ministre.


"Six révocations ont été faites dans la police depuis 2015", rappelle par ailleurs  Christophe Castaner. 

CASTANER 


"Il reste 19 fonctionnaires qui ont fait l'objet d'un signalement. Mais il n'y a pas de signes de radicalisation. Sur les 19 nous avons fait des mutations" rappelle Christophe Castaner. 


"Je ne connais pas aujourd'hui de logiciels qui pourrait faire le criblage et faire le tri sur 5 millions de fonctionnaires", déclare le ministre de l'Intérieur. 

CASTANER 


"Si l'enquête avère qu'il y a des fautes, elles devront être corrigées, sanctionnées au niveau personnel"

CASTANER SUR LA CLÉ USB DE MICKAËL HARPON


"Ca n'est pas caractérisé à l'heure où je vous parle et ça n'est pas exclu" déclare Christophe Castaner au sujet de la liste de noms et adresses de fonctionnaires qui figureraient dans les données de la clé USB retrouvée dans le bureau de Mickaël Harpon à la préfecture de police de Paris. 

NUNEZ 


"Le système de signalement existe et nous nous attachons à son bon fonctionnement sur le territoire national". 

NUNEZ 


"On utilise la procédure disciplinaire en attendant d'avoir un texte. Quand il y a des détections de radicalisation, le cas est traité, analysé. Si la radicalisation est réelle, on utilise toutes nos possibilités, il peut y avoir la procédure disciplinaire ou la mutation" indique Laurent Nuñez. 


Sur le cas de Mickaël Harpon, le secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur insiste : "Il n'y a pas eu de signalement claire et explicite dans cette affaire. Il y a eu des échanges oraux et pas d'écrits. C'est le drame de ce dossier. Sinon, l'IGPN aurait été saisie"

CASTANER : "IL FAUT NOUS RÉARMER"


"Notre société court un risque et il nous faut nous réarmer, il faut réarmer la société", déclare Christophe Castaner au sujet du phénomène de radicalisation et de "l'hydre islamiste". 

CASTANER 


"Il y a eu des signaux qui ont été perçus comme de faible intensité", indique Christophe Castaner au sujet des signalement faits à l'été 2015 sur Mickaël Harpon qui aurait dit qu sujet des attentats de Charlie Hedbo 'C'est bien fait'. "On n'a pas considéré à ce moment-là que les éléments étaient suffisants". 

CASTANER 


"Rien n'établit qu'il y aurait une organisation collective autour de l'auteur de l'attentat", indique le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

CASTANER 


"Il y a un portefeuille qui n'a jamais dépassé une trentaine de signalements. Plutôt que de s'enfermer dans une seule disposition - la révocation-, notre administration a utilisé tous les moyens pour écarter l'agent. Sur les 40 personnes en tout, une vingtaine nous ont quitté". 

UNE TRENTAINE DE PERSONNES SUIVIES


"Actuellement sont suivies pour radicalisation ne vingtaine de personnes dans la police nationale et une dizaine dans la gendarmerie nationale",  Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur.

CASTANER : "PAS DE LA DÉLATION"


"Il ne s'agit pas de délation, mais d'information sur une personne" qui peut poser question, insiste Christophe Castaner sur les signalements. 

NUNEZ SUR LE SIGNALEMENT ORAL 


"Un signalement oral doit être pris en compte quand il est grave. Le plus important pour nous, c'est que l'information soit prise en compte et qu'elle circule au bon niveau", Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur devant la Commission des lois aux côtés de Christophe Castaner. 

CASTANER SUR LA CLÉ USB


"Nous n'avons pas d'éléments qui nous alerte sur la diffusion d'informations contenues par la clé USB du tueur" indique Christophe Castaner rappelant que la clé avait été retrouvée sur le bureau de Mickaël Harpon et non chez lui, comme l'avait indiqué la presse. 

CASTANER SUR LA CLÉ USB


"Je voudrais pointer la responsabilité morale de ceux qui propagent des rumeurs... (..)J'invite la presse à ne pas porter des rumeurs qui inquiètent inutilement. Tout ce qui est sorti dans la presse me semble éloigner de la vérité".

CASTANER  SUR LES APPELS AUX COMMISSARIATS AVEC DES CHANTS ISLAMISTES


"Plusieurs commissariats ont reçu des enregistrements qui pourraient paraître menaçants. Je mets cela au conditionnel, non pas sur le fait qu'ils ont été reçus mais sur l'interprétation des messages. Le préfet de police a immédiatement porté plainte pour qu'une enquête se déroule et pour que nous puissions comprendre cela. Je vous dirais hélas, c'est un phénomène que nous connaissons... A chaque fois qu'il y a un événement particulier, il y a ce genre d'initiatives totalement abruties qui sont réalisées. On a un service national, le CNAPR (Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation) qui travaille sur les signalements de ce type-là. Il se trouve que chaque fois qu'il y a un événement, il y a une hausse significative des appels téléphoniques et des envois de formulaires. Pour illustrer ce propos, le jeudi 3 octobre, jour de l'attaque, le CNAPR a été appelé à 11 reprises. Durant le week-end il a reçu 23 appels le samedi et le dimanche et le lundi il a reçu 40 appels. Appels que nous instruisons de la même façon de toute façon" Christophe Castaner répondant aux questions posées par Jean-Pierre Sueur, sénateur socialiste du Loiret et vice-président de la commission des lois.

CASTANER : "EN 2003 AUCUN SIGNE"


Christophe Castaner rappelle "qu'en 2003, date à laquelle Mickaël Harpon a intégré la préfecture de police de Paris, il n'y avait aucun signe. Les signes sont apparus après".  

CASTANER SUR L'HABILITATION SECRET-DÉFENSE


"Il y a l'ensemble du ministère de l'Intérieur qui font l'objet d'une attention sur les risques de radicalisation. En 2011, il y a eu une révision de l'habilitation secret-défense. Le contexte était différent. En 2011, on décide de rallonger la durée. J'aurais fait la même chose. Le contexte était différent", explique le ministre de l'Intérieur 


"Il peut y avoir à tout moment une alerte, et une nouvelle vérification", précise Christophe Castaner. 


"Personne ne fait de lien entre la religion musulmane et le terrorisme mais cela peut arriver. j'en appelle à l'ensemble de nos acteurs de police d'être eux-mêmes acteurs du signalement", poursuit le ministre 


"Dans le cadre de l'attaque du 3 octobre, ce qui nous est remonté c'est qu'il y a eu des signes de radicalisation qui n'ont pas été remontés au bon niveau (...) Toutefois, ça ne veut pas dire s'il y a des signes qu'il y a radicalisation. Il faut une analyse de ces signes", continue Christophe Castaner. 

CASTANER 


"Il y a eu des failles qui nous ont conduit à constater ce qu'il s'est passé jeudi dernier" Christophe Castaner,  ministre de l'Intérieur, entendu par la Commission des lois au Sénat. 

CASTANER 


" Cette attaque est en soi une défaillance grave. (...) Nous devons comprendre comment un homme a pu se radicaliser au sein même du renseignement, 

juge Christophe Castaner,  ministre de l'Intérieur, entendu par la Commission des lois au Sénat. Comment empêcher que cela se reproduise ?"

"POSER DES QUESTIONS"


"Nous ne recherchons pas ici des responsabilités personnelles mais poser des questions, c'est notre responsabilités" Philippe Bas, sénateur et président de la Commission des Lois s'adressant à Christophe Castaner qui va être entendu dans quelques instants.

CASTANER DEVANT LA COMMISSION DES LOIS 


"Monsieur le ministre, la commission des lois vous auditionne suite à l'attentat terroriste survenu à la préfecture de police jeudi dernier", Philippe Bas, sénateur et président de la Commission des Lois s'adressant à Christophe Castaner qui va être entendu dans quelques instants.


"Cette audition nous a semblé indispensable (...) Les Français seront mieux éclairés après je l'espère sur les circonstances de cette attaque, sur les éventuels dysfonctionnements et les leçons à en tirer". 

CASTANER ATTENDU POUR ÊTRE ENTENDU 



Le ministre de l'Intérieur va être entendu dès 9 heures ce jeudi par la Commission des lois. 

Cette audition portera :

- sur les conditions ayant permis le déroulement d’une attaque criminelle au sein de la préfecture de police,

- sur les éléments relatifs à la radicalisation de l’auteur de cette attaque,

- sur les signes qui auraient pu faire apparaître cette radicalisation dans le cadre professionnel, et sur les conséquences qui en ont été tirées,

- sur les mesures administratives prises ou envisagées à l’égard des individus qui ont contribué à cette radicalisation,

- sur la nature, l’objet et le calendrier des missions d’inspection décidées par les pouvoirs publics, 

- et plus généralement sur les dispositions prises par le Gouvernement, à la lumière notamment des travaux de contrôle parlementaire déjà réalisés, relatifs à la détection des agents radicalisés dans les administrations et aux mesures de protection des services publics contre les risques que représentent ces agents.


"L’audition ne portera ni sur le champ des investigations conduites par le procureur national antiterroriste, qui relèvent de la seule autorité judiciaire, ni sur les faits et décisions relevant du secret de la défense nationale et du secret des procédures et méthodes des services spécialisés de renseignement, dont le contrôle par le Parlement est exercé de manière approfondie par la Délégation parlementaire au renseignement, habilitée par une loi organique à connaître de ces informations classifiées", précise le Sénat dans un communiqué. 

IMPOSSIBLE QU'Il SE SOIT RADICALISÉ CHEZ NOUS 


"J’étais très surpris depuis jeudi de toutes les informations qui ont été diffusées. Je confirme qu’il n’est pas possible que Mickael Harpon se soit radicalisé chez nous. C’est moi qui tiens le prêche du vendredi. Tous mes prêches sont enregistrés et publiés", déclare ce jeudi matin Hassan El Houari, Imam principal de la mosquée de Gonesse sur le plateau de La matinale de  LCI. 

UN "REGARD VIDE ET DÉTERMINÉ"


Le gardien de la paix qui a tiré à 2 reprises sur l'assaillant de la Préfecture a décrit "un regard vide et déterminé". Lors de son audition, il a indiqué que Mickaël Harpon avait "l'air possédé".  

INFO TF1/LCI


Selon nos informations, une centaine de personnes ont été entendues par les enquêteurs de la brigade criminelle avec l'aide d'autres services tels que la brigade de répression du banditisme.

GONESSE


Un ex-candidat aux européennes appelait à un rassemblement devant le domicile du tueur de la préfecture de police.

Manifestation interdite en soutien à Mickaël Harpon : la garde à vue de l'organisateur a été levée

Manifestation interdite en soutien à Mickaël Harpon : la garde à vue de l'organisateur a été levée

CASTANER


Le ministre de l'Intérieur a annoncé que la manifestation de soutien à Mickaël Harpon prévue demain à Gonesse allait être interdite par la préfecture du Val-d'Oise. 

PÉCHENARD

Frédéric Péchenard : "Il est invraisemblable que Mickaël Harpon ait pu rester dans un service de renseignement"

Frédéric Péchenard : "Il est invraisemblable que Mickaël Harpon ait pu rester dans un service de renseignement"

PÉCHENARD

PÉCHENARD

PÉCHENARD

PÉCHENARD

PÉCHENARD


Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale et vice-président LR de la région Ile-de-France, est l'invité de LCI ce matin.

FAUVERGUE


Invité de LCI ce matin, l'ancien patron du RAID et actuel député La République en marche Jean-Michel Fauvergue est revenu sur l'attaque à la préfecture de police de Paris. A propos de la clé USB retrouvée dans le bureau de Mickaël Harpon contenant des vidéos de propagande de l'Etat islamique et les coordonnées de plusieurs de ses collègues, il a déclaré : "Avant de m’inquiéter j’attendrais les résultats de ces investigations. Donc attendons de voir ce qu’il y avait dans cette clé USB."

"Je crains que ce soit la double peine : d’un côté un assassin au cœur même du service qui tue, et de l’autre un espion de la radicalisation qui va divulguer des informations. Mais essayons de garder notre calme" a-t-il ajouté.

A propos de la quarantaine de policiers radicalisés identifiés dans la police mais toujours en poste, Jean-Michel Fauvergue s'est interrogé. "A-t-on les moyens administratifs de les sortir de la fonction publique ? C’est difficile. Il faut s’organiser, et dans l’avenir il faut s’organiser pour que ça soit fait plus vite."

Enfin, selon lui Christophe Castaner n'a pas fauté et ne doit pas démissionner. "Il y a eu des fautes à l’intérieur d’un service, il n’y a pas de faute personnelle du ministre de l’Intérieur."

ENQUÊTE

HOMMAGE

CE QUE L'ON RETIENT DE L'AUDITION

- Devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, Christophe Castaner s'est défendu à propos de ses premières déclarations polémiques, dans les minutes qui ont suivi l'attaque, sur le profil du tueur. "Qu'ai-je dit ? La vérité des éléments qui étaient connus au moment où je m'exprimais", a-t-il indiqué, rappelant que la radicalisation de l'individu n'avait été confirmée que par la suite.

- Le ministre de l'Intérieur acte une "défaillance grave" dans le processus de signalement qui aurait dû être fait à la préfecture de police. "J'ai donné l'instruction que chaque alerte fasse l'objet d'un signalement", a-t-il assuré.

- "Ma responsabilité est d'être, dans ces moments de tempête, à la tête de ces hommes et de ces femmes", a également déclaré Christophe Castaner, estimant aussi que son rôle était de "protéger" les agents de la préfecture de police

Infos précédentes

Quatre fonctionnaires de la préfecture de police de Paris ont été tués par l'un de leurs collègues, le jeudi 3 octobre au sein même de ce bâtiment qui abrite, sur l'île de la Cité, le centre névralgique de la police nationale. L'auteur des faits, un informaticien habilité Secret défense, travaillait depuis 2003 au service technique de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). 

Mickaël Harpon, avant de se lancer dans un périple meurtrier qui a duré sept minutes, "aurait adhéré à une vision radicale de l'islam et était en contact avec des individus de la "mouvance islamiste salafiste". Depuis, ce drame a pris une tournure politique et nombreux sont ceux qui se demandent comment le profil de cet homme de 45 ans n'a pas donné lieu à un signalement. La droite et l'extrême droite réclament la mise en place d'une commission d'enquête à l'Assemblée pour "faire la lumière" sur des "dysfonctionnements" et demandant la démission du ministre de l'Intérieur. Christophe Castaner, sur TF1 ce dimanche, a exclu l'éventualité de démissionner, tout en admettant des "failles". 

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