Attentat de Strasbourg : Nunez "indigné" par la circulation de thèses complotistes sur des pages Facebook de Gilets jaunes

Terrorisme
CONSPIRATIONNISME - Ce mardi soir, une fusillade est survenue à Strasbourg, faisant 2 morts et 14 blessés alors que le tireur est toujours en fuite. Sur les réseaux sociaux, des théories du complot émergent, voulant croire que cette attaque a été organisée pour contrecarrer les plans des Gilets jaunes. Une thèse "indigne" pour le secrétaire d'Etat Laurent Nunez.

Ce mardi soir à Strasbourg, un homme, toujours en fuite, a ouvert le feu, faisant 2 morts et 14 blessés au niveau de la rue des Grandes arcades et de la place Kléber, dans le centre-ville où se tient le célèbre marché de Noël. 


Alors que des opérations de police sont toujours en cours dans la ville, afin de tenter de retrouver le suspect, de nombreux internautes s'interrogent sur cette attaque, survenue au lendemain de l'allocution du président de la République Emmanuel Macron, après quatre semaines de contestation des Gilets jaunes, certains n'hésitant pas y voir un complot organisé pour enrayer le mouvement alors qu'un acte V se dessine samedi prochain

Sur Facebook, ces réactions fleurissent. "Bizarre, hier Macron n'a pas convaincu. Les merdias nous disent gilets jaune c'est fini et ce soir attentat à Strasbourg ?", "Plein de gens se disent que l'attentat à Strasbourg a un timing trop parfait ...", "Étrange cet attentat le lendemain de l'allocution de Macron ... coup monté pour faire peur aux gens pour la suite des manifestations", peut-on ainsi lire sur le réseau social.


"Macron (et) le gouvernement font exprès de faire un attentat pour instaurer l'état d'urgence pour empêcher les gilets jaunes de faire la révolution", explique un internaute, qui affirme que le gouvernement a directement organisé cet attentat. Sur la page Facebook intitulée "Blocage National le 17 Novembre Organisation Générale", un utilisateur pointe également du doigt le tweet de la préfecture de la région Grand-Est et du Bas-Rhin, dont l'heure de publication montre 11h47.

"Attention encore grosse manipulation quand cela a commencer a strabourg j'ai mis sur les infos et la je vois une alerte du prefet de strasbourg et j'ai ete interpeler par heure il ont poster cette publi et je la trouvais plus car kan il la remette il efface le bas pour de plus voir l'heure je le disais a ma compagne en mp c chelou l'heure est pas la meme ca viens de commencer et la c ecris 11h47 il y a SOUCIS NON ???????", peut-on lire sur son post Facebook.

Beaucoup sont ceux qui entendent bien continuer le mouvement Gilets jaunes sur Facebook. "SAMEDI 15 DECEMBRE 2018 ACTE V ! Ne nous laissons pas impressionner par cet attentat monté de toutes pièces par les services secret !!!", indique ainsi un internaute, quand un autre surenchérit : "Vous allez voir dans une semaine on ne saura même plus ce qu'est un gilet jaune !! Bien joué Micron 1er la carte de l'attentat à Strasbourg !!"

S'ajoute à la liste le Gilet jaune Maxime Nicolle, également connu sous l'alias de "Fly Rider". "Il y a eu des coups de feu, il y a eu des blessés, il y a peut-être un décès, ça se trouve c'est juste un fou ! Si c'était un attentat, dites-vous bien que le mec n'attend pas qu'il y ait 3 personnes dans une rue le soir à 20h. Il va en plein milieu des Champs-Elysées quand il y a des millions de personnes et il se fait exploser, ça c'est un vrai attentat ! Le reste, c'est des effets pour faire peur", a ainsi déclaré le Gilet jaune sur son compte Facebook.


Un ensemble d'insinuations qui ont particulièrement heurté le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nunez, invité de France Inter mercredi 12 décembre. "Je suis franchement indigné par ça. Comment peut-on dire des choses pareilles ? Un assaillant a tué trois personnes hier soir, en a blessé gravement d'autres, certaines sont entre la vie et la mort. Je ne comprends pas comment on peut s'imaginer ça. On est clairement dans des thèses complotistes. [...] C'est indigne."

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Attentat de Strasbourg : le suspect Cherif Chekatt abattu par la police

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter