Français tués au Niger : "La première chose, c'est de ne pas offrir de cibles aux djihadistes"

Français tués au Niger : "La première chose, c'est de ne pas offrir de cibles aux djihadistes"

TERRORISME - Invité de LCI lundi 10 août, le général Trinquand a conjuré les ressortissants français, "cibles prioritaires des djihadistes", de ne se déplacer sous aucun prétexte au Niger. "On ne fait pas de tourisme au Niger", a-t-il affirmé.

Invité de LCI, lundi 10 août, le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, a rappelé, au lendemain de l'attaque terroriste qui a causé la mort de huit personnes dont six Français, combien le Niger était une zone dangereuse, à éviter par tous les moyens. Terrain d'action des djihadistes, le Niger est en effet répertorié par le quai d'Orsay en "zone rouge". 

Si les informations sur cette attaque meurtrière étaient encore très incomplètes lundi matin, tout comme les connaissances sur les raisons qui ont amené le groupe à s'aventurer près de Kouré, connu pour être le dernier sanctuaire de girafes, le général Trinquand, lui, s'est montré plus direct dans son analyse : "On ne fait pas de tourisme au Niger, je suis désolé", a-t-il dit à plusieurs reprises. 

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"Ne pas offrir des cibles aux djihadistes"

Le militaire tenait à défendre l'action de la force Barkhane, impliquée dans cette région dans la lutte contre le terrorisme. "Les accuser de ne pas empêcher ce type d'attentats, ce n'est pas une solution. La première chose, c'est de ne pas offrir de cibles aux djihadistes [...] C'est une zone orange, vous n'y allez que quand c'est impératif. Malheureusement, elles l'ont payé de leur vie mais ces jeunes personnes d'ONG ont offert aux djihadistes l'occasion de montrer qu'ils pouvaient encore agir".

Si la force antiterroriste pilotée par la France intervient bien dans le pays, c'est "sur la zone des trois frontières, beaucoup plus au nord que l'endroit où il y a eu l'attentat", poursuit Dominique Trinquand. Lequel rappelle qu'il y a eu, grâce à la concentration des efforts sur la région, "plus de 600 djihadistes qui ont été tués". Néanmoins, l'efficacité de cette action n'empêchera jamais de "monter un bon commando, une bonne embuscade, sachant que des gens sans escorte vont aller dans cette zone-là", conclut-il.

Lundi 10 août en milieu de matinée, soit 24 heures après l'attaque, cette dernière n'avait toujours pas été revendiquée, pas plus que des éléments sur l'identité des victimes n'avaient filtré. On sait simplement que parmi les six Français se trouvaient des salariés de l'ONG ACTED.

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