Iran : Rohani promet une "réponse terrible" après l'attentat sanglant contre un défilé militaire

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ATTENTAT - Au moins 29 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées ce samedi dans un attentat lors d’un défilé militaire organisé à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran. Une attaque revendiquée par l’État islamique.

Au moins 29 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées ce samedi matin dans une attaque contre un défilé militaire à Ahvaz, dans le sud-ouest de l'Iran. Plusieurs dizaines de personnes ont également été blessées. Le groupe djihadiste Etat islamique a revendiqué à la mi-journée cet attentat, via son organe de propagande Amaq. Le président iranien Hassan Rohani a  promis samedi une réponse "terrible" de son pays. "Ceux qui fournissent un soutien en matière de renseignement et de propagande à  ces terroristes devront en répondre", ajoute le communiqué.  


Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohamad Javad Zarif, a déclaré que l'assaut avait été mené par "des terroristes recrutés, formés, armés et payés par un régime étranger". "Parmi les martyrs, il y a une fillette et un ancien combattant qui a été tué sur sa chaise roulante", a indiqué le général de brigade Abolfazl Shekarchi, porte-parole des forces armées iraniennes, sur la télévision d'État. "Sur les quatre terroristes, trois ont été envoyés en enfer sur les lieux de l'attaque et le quatrième, qui avait été blessé et arrêté, a rejoint l'enfer peu à près du fait de la gravité de ses blessures", a ajouté ce général des Gardiens de la Révolution.

Un contexte régional explosif

Cet attentat a eu lieu alors que l'Iran marque la Journée nationale des forces armées, qui commémore chaque 22 septembre le déclenchement, par Bagdad, de la guerre Iran-Irak (1980-1988) et la résistance de la "défense sacrée" iranienne lors de cette "guerre imposée", selon la phraséologie officielle du régime iranien.


Ce n’est pas la première fois que l’Iran est la cible d’attentats. Le 20 juillet dernier, au moins 10 membres des Gardiens de la révolution avaient été tués dans une attaque menée par des insurgés contre l'une de leurs bases dans le Kurdistan iranien, dans le nord-ouest du pays. Le 7 juin 2017, des hommes armés et des kamikazes avaient attaqué le Parlement et le mausolée de l'imam Khomeiny à Téhéran, faisant 17 morts et des dizaines de blessés. Ces attaques avaient déjà revendiquées par le groupe État islamique.


Les Gardiens de la Révolution avaient alors dénoncé "l'implication" de l'Arabie saoudite et des Etats-Unis dans ces attentats. Cette nouvelle attaque survient dans un climat de tensions très fortes entre l'Iran et les États-Unis, qui s'apprêtent à intensifier début novembre leurs sanctions contre la République islamique.

 

Accusé par Washington de déstabiliser le Moyen-Orient, l'Iran est dans le collimateur des Etats-Unis depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump qui a rétabli des sanctions contre Téhéran et annoncé son retrait de l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien. L'Arabie saoudite, alliée des Etats-Unis, est le grand rival régional de l'Iran, les deux pays s'opposant sur de nombreux dossiers au Moyen-Orient, notamment dans les conflits en Syrie et au Yémen.

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