Agression de surveillants de prison au Havre : les faits requalifiés en "tentative d'assassinats terroristes"

Terrorisme
AGRESSION - Deux surveillants de la prison ont été agressés par un détenu radicalisé au Centre pénitentiaire du Havre jeudi 20 juin. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie des faits, qui ont été requalifiés en tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste.

Il était aux alentours de 7h du matin, ce jeudi 20 juin, lorsque l'agression s'est produite. Un détenu, "écroué pour participation et association de malfaiteurs en vue de commettre un acte terroriste" a agressé deux surveillants à l'aide d'un pied de table, et d'une "arme artisanale", lorsque qu'un des agents a ouvert la porte de sa cellule, indique selon l'administration pénitentiaire.  Selon nos informations,  cette "arme artisanale" pourrait être un morceau de miroir.  


L'homme a rapidement été maîtrisé par le second agent. Une enquête a d'abord été ouverte par le parquet du Havre  puis, en milieu de journée, c'est la section antiterroriste du parquet de Paris qui s'est saisie de l'affaire.    


L'agresseur est en effet connu pour de multiples faits (braquage, cambriolages, outrage, délit routier) mais aussi pour association de malfaiteurs en vue de commettre un acte terroriste. Il aurait notamment été condamné après 2 tentatives de départ en Syrie. 

Les deux surveillants ont été emmenés aux urgences afin qu'un médecin puisse faire les constatations des blessures aux bras, aux jambes et aux épaules : fort heureusement, celles-ci ne sont pas graves. Selon les syndicats, l'homme se serait rué sur les surveillants en criant "Allah Akbar". Il a été placé en garde à vue. 


Jeudi, une enquête a été ouverte du chef de violences volontaires avec arme et sur personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné une interruption temporaire de travail inférieure à 8 jours. "Les premiers éléments de l'enquête", notamment des témoignages qui laissent supposer une intention homicide et une préméditation, "ont conduit la section antiterroriste du parquet de Paris à requalifier les faits en tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle".

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