Les ex-otages français admettent qu'ils auraient "certainement" dû "éviter" de voyager dans une zone à risque

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Libération d'otages français au Burkina : l'hommage national aux deux militaires tués

MEA-CULPA - A son retour en France, les ex-otages français enlevés au Bénin, et dont la libération a coûté la vie à deux soldats des forces spéciales françaises, a estimé samedi qu'ils auraient "certainement" dû "éviter" de se rendre dans la région, comme le recommande l'Etat.

Ils auraient "certainement" dû "éviter" la zone. Peu après leur arrivée à l'aéroport de Villacoublay samedi soir, les deux ex-otages français ont estimé que leur voyage dans le nord du Bénin était risqué. Une déclaration qui va dans le sens de celle du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui recommande aux voyageurs de suivre les consignes du Quai d'Orsay. 

 "Nos premières pensées vont aux deux militaires qui ont donné leur vie pour nous sortir de cet enfer", a déclaré Laurent Lassimouillas, qui s'exprimait en son nom et celui de Patrick Picque, présent à ses côtés. Et d'ajouter : "Leur sacrifice donne un sens à nos vies. Certainement, aurions-nous dû prendre davantage en considération les recommandations de l'Etat et la complexité de l'Afrique. Et éviter de nous rendre dans cette magnifique partie du monde qui malheureusement bascule dans l'instabilité. Nous avons aussi une pensée pour notre guide béninois" (ndlr : décédé au moment du rapt).

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"Les conseils aux voyageurs doivent être respectés intégralement"

Venu accueillir les ex-otages en compagnie d'Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian avait précédemment affirmé que "les conseils aux voyageurs que le ministère des Affaires étrangères diffuse régulièrement doivent être respectés intégralement".

Patrick Picque et Laurent Lassimouillas avaient été enlevés le 1er mai pendant un séjour touristique au Bénin, pays jusque-là épargné par l'insécurité en Afrique de l'Ouest mais dans une zone déconseillée par le Quai d'Orsay. Ils ont été libérés au Burkina Faso dans la nuit de jeudi à vendredi en même temps qu'une Sud-Coréenne et une Américaine qui étaient captives depuis 28 jours. L'otage sud-coréenne a également été ramenée à Villacoublay samedi.

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