Londres : la capitale du Royaume-Uni une nouvelle fois touchée par le terrorisme

Londres : la capitale du Royaume-Uni une nouvelle fois touchée par le terrorisme
Terrorisme

ANGLETERRE - Quelques heures après l'attaque au couteau qui a fait plusieurs blessés près du London Bridge, Scotland Yard a confirmé qu'il s'agissait d'un "acte terroriste". Depuis 2017, la capitale britannique a été visée à plusieurs reprises.

Il y a quelques semaines, le niveau d'alerte terroriste au Royaume-Uni avait été abaissé. La menace était alors passée de "grave" à "substantielle", le risque d'un attentat était alors considéré comme "probable", et non "hautement probable". Ce vendredi 29 février 2019, pourtant, un individu s'est attaqué à des passants dans le centre de la capitale britannique. Muni d'un couteau et probablement d'un engin explosif factice, l'homme a grièvement blessé plusieurs d'entre eux, avant d'être maîtrisé par des civils puis abattu par la police sur le London Bridge. 

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Ce célèbre pont, qui enjambe la Tamise entre le quartier de la City et le borough de Southwark, avait déjà été le funeste théâtre d'un attentat : le 3 juin 2017, une camionnette avait foncé sur la foule avant que ses trois occupants ne se jettent sur les passants et en poignardent plusieurs dans le Borough Market, situé à quelques mètres du London Bridge. Huit personnes, parmi lesquelles trois Français, avaient trouvé la mort. C'était l'un des attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) qui avaient frappé le Royaume-Uni cette année-là. 

La mosquée de Finsbury Park visée

L'attaque avait été commise par Darren Osborne, condamné depuis à la prison à perpétuité. Le 19 juin 2017, peu après minuit, ce Gallois âgé de 48 ans avait lancé sa voiture contre un groupe de personnes regroupées près de la mosquée de Finsbury Park, située au nord de Londres et venant en aide à Makram Ali, un père de famille de 51 ans victime d'un malaise. Ce dernier était décédé lors de l'attaque qui avait par ailleurs fait douze blessés. 

Sur le pont de Westminster

En mars 2017, c'est sur le pont de Westminster qu'a lieu une autre attaque mortelle : aux abords du Parlement britannique, un Britannique de 52 ans déjà connu des services de renseignement avait foncé dans la foule avec son véhicule avant de poignarder un policier et faisant en tout cinq morts. Parmi la vingtaine de blessés figurent trois lycéens français de Concarneau présents sur le pont lors de cet attentat que Daech avait, là encore, revendiqué.

Dans le "tube", station Parsons Green

En septembre 2017, vingt-neuf personnes sont blessées dans l'explosion d'une bombe artisanale déposée dans une rame stationnée à la station Parsons Green, dans le sud-ouest de Londres, à l'heure de pointe. Si aucune n'est dans un état grave, certaines ont été brûlées. L'acte est revendiqué par le groupe Etat islamique et était "destiné à faire d'énormes dégâts", selon les mots de Theresa May.

Attaque au couteau dans le métro, station Leytonstone

Le 5 décembre 2015, un trentenaire d'origine somalienne, Muhaydin Mire, blesse au couteau deux personnes, dont une grièvement, à l'entrée de la station de métro de Leytonstone, dans l'est de Londres, deux jours après les premières frappes aériennes britanniques visant le groupe Etat islamique (EI) en Syrie. L'attaque est qualifiée de "terroriste" par les autorités. L'auteur sera condamné à la prison à vie.

Un militaire pris pour cible

Le 22 mai 2013, deux Londoniens d'origine nigériane renversent en voiture Lee Rigby, un jeune soldat de 25 ans. Cet ancien de la guerre en Afghanistan est pris pour cible alors qu'il sort, vêtu en civil, de la caserne Royal Artillery Barracks de Woolwich, dans le sud-est de Londres. C'est là qu'il reçoit de nombreux coups de couteau et que les assaillants tentent de le décapiter. Sur une vidéo filmée juste après l'agression, l'un des meurtriers, déjà connu des services de sécurité, déclare avoir voulu venger les "musulmans tués par des soldats britanniques". 

56 morts dans des attentats suicides

Outre-Manche, cette funeste date a son surnom. Le "7/7" est dans toutes les mémoires. Ce 7 juillet 2005, quatre attentats suicide coordonnés à l'heure de pointe dans trois rames de métro et un bus londoniens font 56 morts, dont les quatre kamikazes, et 700 blessés. Un groupe se réclamant d'Al-Qaïda revendique les attaques. Quinze jours plus tard, quatre attentats manqués, au mode opératoire similaire, sont menés de manière coordonnée et quasi-simultanée dans trois rames de métro de Londres et dans un bus. Les bombes artisanales n'explosent pas en raison d'une erreur de calcul dans la fabrication des explosifs. Selon la justice, les deux séries d'attentats sont liées.

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