Florence Parly annonce la mort d’un important chef djihadiste au Sahel

Terrorisme

OPÉRATION BERKANE - Mardi, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé la mort du Marocain Abou Abderahman al Maghrebi, alias Ali Maychou, numéro deux et leader religieux du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), une organisation djihadiste reliée à Al-Qaïda. Il a été tué par les forces françaises au Mali début octobre.

Quelques jours après la mort d’un soldat français au Mali, la France a annoncé mardi avoir tué un haut responsable djihadiste dans la région du Sahel. En coordination avec les forces maliennes et un soutien américain, le Marocain Abou Abderahman al Maghrebi, alias Ali Maychou, a trouvé la mort "dans la nuit du 8 au 9 octobre" sur le sol malien, a révélé à l’Agence France Presse la ministre des Armées Florence Parly dans l’avion qui la ramenait d’une tournée dans plusieurs pays de la région.

"Deuxième terroriste le plus recherché au Sahel - y compris par les Américains", selon Florence Parly, Ali Maychou avait rejoint Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en 2012 avant d’en devenir le leader spirituel puis de fonder le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) en 2017 en compagnie de Iyad ag Ghali, le djihadiste le plus recherché dans la région. Personnalité majeure du mouvement djihadiste, Maychou est le deuxième homme du GSIM à être tué cette année dans la région après l'Algérien Djamel Okacha, alias Yahya Abou El Hamame en février.

Très important de désorganiser ces mouvements en profondeur- Florence Parly

"Il s'agit de la neutralisation d'un personnage très influent", a réagi Florence Parly auprès de l’AFP. Il est très important de désorganiser ces mouvements en profondeur, mais cela ne signifie pas que ces mouvements s'autodétruisent en parallèle. Il faut continuer ce travail de contre-terrorisme mais ce n'est qu'un élément (de la tâche à accomplir pour sécuriser les pays du Sahel)."

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Alors que GSIM a revendiqué récemment les attaques perpétrées il y a quelques semaines contre les forces maliennes à Boulkessy et Mondoro, avec 40 militaires tués, le groupe d’Ali Maychou a également revendiqué l'attentat de Ouagadougou de mars 2018 (8 morts).

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