Procès des attentats de janvier 2015 : état de choc à l'audience après l'attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo

Procès des attentats de janvier 2015 : état de choc à l'audience après l'attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo
Terrorisme

JUSTICE- Le public, les avocats et les journalistes, qui assistent depuis le 2 septembre au procès des attentats de janvier 2015, ont appris ce vendredi en pleine audience qu'une nouvelle attaque avait été perpétrée à proximité directe des anciens locaux de Charlie Hebdo dans le 11e arrondissement de Paris. Emoi et sidération se sont inscrits à ce moment sur tous les visages.

"La menace sur Charlie hebdo était constante, permanente. Mais il n'y avait pas d'éléments particuliers démontrant une action en cours ou à venir."C'est au moment où l'enquêteur de la DGSI a fait cette déclaration, répondant à une question d'une avocate de la partie civile, sur la levée de surveillance devant les locaux du journal satirique en 2014 que les premières alertes sont apparues sur les téléphones des journalistes d'abord, puis des avocats et du public. "Attaque à la machette près des locaux de Charlie Hebdo auteurs en fuite". Agitation sur les bancs pour tout ceux qui suivaient ce vendredi l'audience au procès des attentats de Charlie Hebdo

Plusieurs ne comprennent pas pourquoi l'acte est lié directement à l'hebdomadaire. Il est alors question du boulevard Richard Lenoir, d'une attaque à la machette. Peu à peu, les éléments sont précisés. "Non c'est pas boulevard Richard Lenoir, c'est rue Nicolas Appert, dans les locaux de Premières Lignes". Ceux qui assistent au procès connaissent bien ce nom. Des personnes qui travaillaient dans la société sont d'ailleurs venues témoigner devant la Cour. Les regards sont terrifiés, tout le monde tente d'avoir et de recouper les informations. "Le cauchemar recommence apparemment", ose un confère. 

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"Deux individus en fuite ? Non un"

Dans la salle d'audience, plus personne ne suit les débats, mais les événements du 11e arrondissement, une nouvelle fois frappée par une attaque. "Il y a trois deux, deux urgences absolues, et aussi deux individus en fuite", souffle une journaliste. "Deux, non moi j'ai un individu en fuite", dit un confrère. "L'autre est parti dans le métro", indique un autre. 

"Nous allons suspendre l'audience 5 minutes", informe alors le président sans donner plus de précision. Sait-il ce qu'il vient de se passer ? Est-ce justement pour l'en informer que l'audience a été suspendu et qu'un mot lui aurait était glissé pour demander la suspension ? On l'ignore.

Pas un mot sur l'attaque

A la reprise, Régis de Jorna, président de la cour d'assises spéciale, ne dira pas un mot sur les événements. Me Levy, avocat de la défense, interroge l'enquêteur de la DGSI sur les mentions concernant Coulibaly. Mais beaucoup ici dans les différentes d'audience ont décroché. Tout le monde suit les informations sur l'attaque du 11e, avec notamment l'interpellation d'un suspect à Bastille. 

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Attaque à l'arme blanche près de l'ex-siège de Charlie Hebdo à Paris

Les questions au témoin SI 562 se poursuivent. Vers 13 heures, le président annonce enfin la suspension. "L'audience est suspendue, elle reprendra à 14h30". Devant la salle d'audience et de retransmission, l'attaque de ce jour est sur toutes les lèvres. Un nouveau traumatisme pour tous. "Vous vous souvenez cette otage qui nous a expliqué que Coulibaly lui avait dit à l'Hyper Cacher que ça ne faisait 'que commencer'. Nous on pensait que c'était fini, malheureusement, pas", regrette un avocat. 

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