Selon Nicole Belloubet, la France n'a "pas d'autre solution" que de rapatrier les djihadistes français détenus en Syrie

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TERRORISME - La garde des Sceaux Nicole Belloubet estime, dans une interview à Libération, que la France devra probablement rapatrier les djihadistes français détenus par les Kurdes en Syrie. La situation en Irak rendrait leur jugement dans ce pays irréalisable dans l'immédiat.

La France vient-elle de changer de doctrine à propos de ses ressortissants djihadistes ? C'est ce que laisse entendre Nicole Belloubet dans un entretien publié samedi par Libération

Alors que la position officielle restait jusqu'ici de permettre l'organisation de procès en Irak pour ces combattants partis rejoindre Daech, la garde des Sceaux estime désormais qu'il n'y aurait "pas d'autre solution" que de les rapatrier en France, afin de les juger. 

"Jusqu'aux récentes évolutions, nous pensions à la possibilité de mettre en place avec d'autres Etats européens un tribunal mixte en Irak" pour juger les djihadistes étrangers que leurs pays ne veulent pas reprendre, notamment français", rappelle la ministre. Mais "la donne a changé", souligne-t-elle. "S'il n'est plus possible de les juger sur place, je ne vois pas d'autre solution que de rapatrier ces gens en France", a-t-elle indiqué, avant d'assurer que "tout combattant terroriste qui serait rapatrié serait judiciarisé comme nous l'avons toujours fait."

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Selon Nicole Belloubet, "on ne peut prendre le risque d'une dispersion dans la nature" de ces djihadistes. En décembre déjà, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait reconnu que la question d'un jugement en Irak n'était "pas réalisable à court terme", en raison notamment de la révolte qui secoue ce pays. Depuis, l'Irak est également devenu un théâtre de l'affrontement entre l'Iran et les Etats-Unis. Le chef de la diplomatie française avait aussi déclaré qu'en l'absence de procès réalisables en Irak, le sort des djihadistes relèverait du processus de règlement politique en Syrie sous l'égide de l'ONU. 

Toutefois, Jean-Yves Le Drian avait alors maintenu la position de la France consistant à dire que ses ressortissants impliqués aux côtés de l'Etat islamique devraient être jugés sur le territoire où ils avaient combattu. 

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