Strasbourg : l'émotion reste très vive un mois après l'attentat

Terrorisme
TRAUMATISME - L'attentat de Strasbourg est resté gravé dans la mémoire des Strasbourgeois. Les gestes en hommage aux victimes se poursuivent.

Un mois jour pour jour après l'attentat de Strasbourg, les enquêteurs continuent de chercher d'éventuels complices du terroriste. Rue des Orfèvres, une des artères les plus commerçantes de la ville, où deux personnes ont été tuées, le traumatisme reste palpable. André a porté secours à une personne touchée par un coup de couteau : la scène reste gravée dans sa mémoire. "J’ai vu ce jeune qui criait : 'J'ai mal, j’ai mal !' Donc je l'ai allongé par terre, essayé de le mettre le plus confortablement possible, soulevé son pull pour voir ce qu’il y avait. C’était pas très beau à voir, donc j’ai fait un point de compression."

"Je n'arrive pas à croire qu'il n'est plus là"

A l’étranger au moment des événements, André est revenu à sur les lieux de l'attentat, un mois après l’attentat. A peine à Strasbourg, il tenait à se rendre sur place, en hommage à son ami Bartek, tué d’une balle dans la tête : "C’était une partie de ma vie, de mes projets, je partageais beaucoup avec lui. Je n’arrive pas à croire qu’il n’est plus là."


Les commerçants présents sur place souffrent toujours du traumatisme de la tuerie, et sont suivis par une cellule psychologique. Un mois plus tard, ils sont là, réunis, face à l’horreur : "Ça a resserré des liens, il y a eu des gestes héroïques qui ont été faits. Ça nous a consolidés. C’était vraiment incroyable."

"Ça laisse des traces et on s'en rend compte plus tard"

Au centre-ville, les hommages des Strasbourgeois aux cinq victimes sont toujours visibles : autant de souvenirs au quotidien pas toujours faciles à soutenir. "Pendant longtemps, il y avait des traces de sang, puis un peu plus tard, des bougies, des écrits", constate une jeune passante. "Ça reste : quand on vient en ville, il y a un pincement, forcément, donc on y pense", reconnait une autre.


Will, en cuisine au moment du drame, a accueilli des passants venus se protéger. Ses nuits ont longtemps été hantées par ces souvenirs. "Le sommeil n’était plus là, j’étais très, très énervé. Ça laisse beaucoup de traces psychologiques et on s’en rend compte plus tard." Lettres, objets, fleurs, sont encore laissés par les Strasbourgeois, chaque jour. Conservés par la ville, ils seront archivés pour ne jamais oublier ce jour du 11 décembre.


Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 13h du 11/01/2019 présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 13h du 11 janvier 2019 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Le 13h

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter