Trois hommes mis en examen pour un projet d'attentat : des armes et une allégeance à Daech trouvées

Terrorisme
ATTENTAT DÉJOUÉ – Alors que trois hommes - dont deux détenus - ont été mis en examen vendredi, soupçonnés de préparer un attentat, l’AFP indique ce jeudi que des armes et une allégeance au groupe Etat islamique ont été trouvées chez l’un des individus. Parmi les suspects, l'un avait passé six mois en Syrie auprès d'un groupe affilié à Al-Qaïda.

Des armes décrites comme "anciennes" et une allégeance à l'Etat Islamique. C'est la découverte faite par des forces de l'ordre ce jeudi 1er août selon l'AFP, dans le cadre d'une enquête sur trois hommes. Mis en examen vendredi dernier, ils sont soupçonnés d'avoir projeté un attentat. Parmi eux, deux anciens détenus, l'un à la prison de Châteaudun, en Eure-et-Loir, et l'autre à Saint-Maur, dans l'Indre. Ce dernier, trentenaire, se trouvait derrière les barreaux pour avoir séjourné six mois en Syrie en 2014 auprès d'un groupe affilié à Al-Qaïda.

Le "cerveau" connu pour "apologie du terrorisme"

Selon le Parisien, le "cerveau" de l'opération n'était cependant pas l'ancien membre du groupe terroriste mais un autre détenu. Converti à l'islam et condamné pour "apologie du terrorisme", il avait dû changer d'établissement pénitentiaire au moins trois fois en raison d'incidents. Des déplacements lors desquels il aurait rencontré ses complices, selon le quotidien. Enfin, c'est chez le troisième mis en examen, chez qui les armes et l'allégeance ont été retrouvées. L'homme était sorti de prison en début d'année, toujours d'après les informations de la même source.

Nous n'étions pas sur un niveau de risque particulièrement élevé.Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur.

Ces suspects, âgés de 21, 27 et 42 ans, n'avaient pas déterminé de cible précise mais avaient notamment évoqué la possibilité de s'en prendre à un surveillant pénitentiaire, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. 


"C'était un projet, nous n'étions pas sur un niveau de risque particulièrement élevé", a indiqué le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, en déplacement dans le Gard, ajoutant que "le renseignement a bien fonctionné". En garde à vue, les trois suspects ont contesté avoir pour projet de commettre un attentat, a précisé la source proche du dossier à l'AFP.


Le cerveau de ce projet d'attentat serait un homme de 27 ans, converti à l'islam et déjà condamné pour "apologie du terrorisme", selon Le Parisien. Ce dernier aurait alors rencontré l'un des autres suspects à la prison de Châteaudun, et l'autre à celle de Toulon, après avoir changé trois fois d'établissements en raison d'incidents.

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