Hamza, le fils "préféré" et successeur désigné d'Oussama Ben Laden, est mort

Terrorisme
TERRORISME - Selon la presse américaine, les États-Unis auraient en leur possession des informations confirmant le décès du fils d'Oussama Ben Laden, Hamza Ben Laden, présenté comme un "dirigeant clé" d'Al-Qaïda. Le président Donald Trump n'a pas souhaité "faire de commentaire" sur ces informations.

Il était l'un des hommes les plus recherchés au monde. Hamza Ben Laden, l'un des fils d'Oussama Ben Laden présenté comme son héritier à la tête d'Al-Qaïda, est mort, selon des informations mercredi 31 juillet du New York Times et de la chaîne NBC. Les États-Unis ont "eu un rôle" dans l'opération au cours de laquelle celui qui est considéré comme un dirigeant clé d'Al-Qaïda a été tué. Le quotidien, qui cite deux responsables américains, dit n'avoir pas eu accès à d'autre précision sur cette opération.


Premier média à révéler cette possible élimination, NBC avait indiqué un peu plus tôt que Washington disposait d'informations de services de renseignement attestant de la mort de Hamza Ben Laden, s'appuyant sur trois responsables anonymes. "Je ne veux pas faire de commentaire là-dessus", a répété à deux reprises le président Donald Trump, interrogé mercredi par des journalistes sur cette information de NBC. Les deux médias n'ont pas de détails sur la date, le lieu ou les circonstances du décès. Selon le New York Times, il est intervenu dans les deux dernières années, mais les Américains ont tardé à le confirmer.

Un million de dollars avait été offert pour le retrouver

Hamza Ben Laden est souvent considéré comme le "prince héritier du djihad". Des documents, dont des lettres révélées par l'AFP en mai 2015, montrent que son père Oussama Ben Laden, le fondateur du réseau à l'origine des attentats du 11 septembre 2001, destinait son quinzième enfant à lui succéder à la tête du djihad mondial anti-occidental. Il a été depuis son enfance préparé pour suivre ses pas. A ses côtés en Afghanistan avant le 11-Septembre, il apprend le maniement des armes, et on l'a vu vitupérer de sa voix fluette les Américains, les Juifs et les "Croisés" dans des vidéos mises en ligne.


Parmi des archives du chef djihadiste saisies lors du raid américain de 2011 au cours duquel il a été tué à Abbottabad au Pakistan, et dévoilées fin 2017 par la CIA, figure par ailleurs une vidéo du mariage de Hamza, apparemment en Iran, dont on a ainsi découvert les premières images à l'âge adulte. Le jeune homme d'une trentaine d'années figurait depuis sur la liste noire américaine des personnes accusées de "terrorisme". En février dernier, Washington avait offert une récompense pouvant atteindre un million de dollars pour toute information permettant de retrouver la progéniture d'Oussama Ben Laden.

Al-Qaïda n'a "ni commenté ou confirmé"

Le comité des sanctions de l'ONU contre le groupe État islamique (EI) et Al-Qaïda avait ajouté le nom de "Hamza Oussama Muhammad Ben Laden", né en 1989 à Djeddah, en Arabie Saoudite, à la liste des personnes soumises à un gel international de leurs avoirs et à une interdiction de voyager. "Il a été désigné" (en août 2015) par le chef actuel d'Al-Qaïda, l'Égyptien Ayman al-Zawahiri, "comme étant officiellement membre d'Al-Qaïda" et "est considéré comme son successeur le plus probable", avait indiqué les Nations unies, également en février de cette année. En mars, il avait été déchu de sa nationalité saoudienne.


Rita Katz, la directrice de SITE Intelligence Group, un groupe spécialisé dans la surveillance des mouvements jihadistes, a noté mercredi qu'Al-Qaïda n'avait pour l'instant "ni commenté ou confirmé" les informations sur la mort de Hamza Ben Laden.

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