Ce que l'on sait sur la clé USB retrouvée dans le bureau de Mickaël Harpon

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L'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

ENQUÊTE - Dans le bureau du tueur de la préfecture de police Mickaël Harpon, les enquêteurs ont retrouvé une clé USB contenant des vidéos de propagande de l'Etat islamique et des coordonnées de dizaines de ses collègues.

Cinq jours après la tuerie de la préfecture de police de Paris, les enquêteurs poursuivent leurs investigations et leurs découvertes. L’une d’elle est inquiétante. Il s’agit d’une clé USB professionnelle, qui, selon plusieurs sources, contient notamment des vidéos de l’Etat islamique et de nombreuses données personnelles et professionnelles de collègues de Mickaël Harpon. 

Selon nos informations, 160 enquêteurs travaillent sur l’exploitation des données informatiques. Pour se faciliter la tâche et pour partager le travail, un logiciel de tri a été mis en place. Celui-ci a permis de parceller le contenu de la clé en question et de se répartir le travail entre les enquêteurs.

Mickaël Harpon travaillait au sein des services de renseignements, et était habilité secret défense. Dans le cadre de son travail, il avait donc accès à de nombreuses informations confidentielles. Selon le Canard enchaîné, qui cite des sources policières, il aurait ainsi pu avoir accès aux identités des agents de police infiltrés notamment dans des mosquées salafistes. Mais les informations contenues dans la clé USB ont-elles été extraites par le policier, ou en disposait-il dans le cadre de ses fonctions ? A-t-il dérobé ces données importantes dans un but criminel ? Les enquêteurs n’ont pas encore pu le déterminer. 

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Ils ne savent pas non plus si ces informations ont été partagées par Mickaël Harpon, quel usage il en avait fait ou comptait en faire. Le fait que ces coordonnées se trouvent sur une clé USB à côté de vidéos de propagande de l'Etat islamique les questionne également.

Quid de la sécurité des données personnelles des policiers ?

"On savait qu’il disposait de l’un des plus hauts niveaux d’habilitation de la préfecture. Ça veut dire qu’il était en capacité de savoir tout ou presque des agents qu’il côtoyait au quotidien", témoigne l’un de ses anciens collègues auprès du Parisien

Cette découverte remet notamment en question la protection des données personnelles des agents de police. 

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