VIDÉO - Un après l'attentat de Trèbes, un rescapé se souvient : "Le regard froid de quelqu'un qui veut tuer"

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Attentats dans l'Aude : quatre morts

TÉMOIGNAGE - Le 23 mars 2018, Christian Guibbert est parvenu à s'échapper par une porte dérobée du supermarché de l'Aude où trois personnes, dont le gendarme Arnaud Beltrame, ont été assassinées par un terroriste. Il revient sur ces images qu'il n'arrive pas à oublier.

Sur son avant-bras, la date du 23 mars 2018 et une étoile tatouées. "Je pense que ce jour là, j’avais une bonne étoile", explique Chritian Guibbert, rescapé de l'attentat de Trèbes qui a fait trois morts il y a tout juste un an, dont le gendarme Arnaud Beltrame. L'ancien policier faisait des courses dans le supermarché ciblé quand, à 10h40, il a entendu plusieurs tirs et s'est retrouvé face au terroriste.

"Il m’a crié à deux trois reprises : viens ici, viens ici", se souvient-il. Et de poursuivre : "J'ai croisé son regard que, je pense, je garderai toute ma vie. Très froid, de quelqu’un qui a envie de tuer." Celui qui a pu s’échapper par une porte dérobée du magasin comme des dizaines d’autres clients, ne parvient pas à chasser ces images de son esprit. "On essaie d’oublier malgré tout, mais il y a des choses qui reviennent."

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Une ville encore "marquée"

Philippe Razous, gérant du garage Peugeot de Trèbes, se souvient lui aussi précisément de cette journée. C'est dans son établissement, voisin du magasin ciblé, que la plupart des rescapés ont trouvé refuge. "On est dans l’urgence, on ne réalise pas vraiment, on est au plus pressé, les gens sont affolés, on les recueille dans un premier temps puis on essaye de les rassurer", explique-t-il en se repassant le film des événements. Une année a passé mais la ville reste "marquée" souligne-t-il, bien conscient que la tragédie restera dans "la triste histoire" de la commune.

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