Aqmi se dit prêt à négocier la libération de l'otage française Sophie Pétronin

Terrorisme
TERRORISME - Dans un entretien (rare) avec France 24, Abou Obeida Youssef Al-Annabi, l'un des plus hauts dirigeants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, indique que son organisation est prête à négocier la libération de l'otage française, Sophie Pétronin, retenue au Sahel depuis son enlèvement en 2016.

Un entretien rare qui pourrait redonner de l'espoir à la famille de Sophie Pétronin, cette otage française retenue au Sahel depuis 2016. Dans une interview accordée à Wassim Nasr, journaliste à France 24, l'un des plus hauts dignitaires d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique, Abou Obeida Youssef Al-Annabi, affirme que son organisation est "toujours prête à négocier la libération de Sophie Pétronin". 

Pour Wassim Nasr, l'homme souhaiterait négocier la libération de "djihadistes ou quelques familles de djihadistes contre Sophie Pétronin. Selon lui, Aqmi rouvre donc la porte des négociations après l'avoir fermée. "Ils disent qu'ils sont prêts à négocier et on sait aujourd'hui ce qui est négocié", affirme Wassim Nasr. 

Sophie Pétronin était à la tête d'une association d'aide à l'enfance, lorsqu'elle a été enlevée le 24 décembre 2016 par des hommes armés à Gao, dans le nord du Mali. La dernière vidéo où est apparue Sophie Pétronin, médecin humanitaire enlevée à Gao (nord du Mali), avait été reçue mi-juin 2018. Elle y apparaissait très fatiguée et le visage émacié, et en appelait à Emmanuel Macron. Dans une autre vidéo publiée le 11 novembre dernier, où elle n'apparaissait pas, ses ravisseurs affirmaient que son état de santé s'était très fortement dégradé. 


Lors de l'hommage rendu aux deux soldats français, morts au Burkina Faso, Emmanuel Macron avait assuré que "La France est une nation qui n'abandonne jamais ses enfants quelles que soient les circonstances et fût-ce à l'autre bout de la planète". Il a dit penser à Sophie Pétronin. "Nous ne l'oublions pas", a souligné Emmanuel Macron, alors que le chef d'état-major français, le général François Lecointre, a indiqué dans la matinée ne pas avoir "d'éléments sur l'endroit où était détenue la médecin humanitaire", enlevée le 24 décembre 2016. 

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