Dopage : Pau et le Tour de France, une histoire chargée

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MALÉDICTION - Ces dix dernières années, Pau a été témoin des heures les plus noires du Tour de France. Plusieurs affaires de dopages ont en effet éclaté lors du passage de la Grande Boucle dans la cité paloise. Retour sur les épisodes précédents, alors que le peloton fait escale ce mercredi soir dans la capitale du Béarn.

Pau et le Tour de France, c'est une histoire à part. Pour la 50e fois depuis 1947, la Grande Boucle, sa caravane et son peloton arrivent ce mercredi dans la capitale du Béarn, en clôture de la 11e étape de l'édition 2017. Ville la plus visitée par la Grande Boucle (101e fois déjà, avec l'étape d'aujourd'hui, en compant les départs et les arrivées) derrière Paris, la cité paloise a aussi vu plusieurs affaires éclater au passage de la Grande Boucle. 


Depuis 2007, ils sont plusieurs coureurs du Tour à avoir vécu pareille déconvenue dans le Béarn.

Juillet 2007 : les scandales Vinokourov et Rasmussen

Les 24 et 25 juillet 2007, alors que le Tour fait escale à Pau, les gendarmes français profitent de la journée de repos offerte au peloton pour faire "une descente" et pour perquisitionner les hôtels d'Alexandre Vinokourov (Astana), Christian Moreni (Cofidis) et Iban Mayo (Saunier Duval-Prodir). Dans la foulée, Astana et Cofidis quittent la route de la Grande Boucle. Contrôlé positif quelques jours plus tôt, comme le révélait L'Équipe à l'époque, le Kazakh Vinokourov - qui niait avoir eu recours au dopage - est finalement suspendu une saison.


Dans la soirée du 25 juillet, toujours à Pau, un nouveau coup de tonnerre vient secouer le peloton de la petite reine. Alors détenteur du maillot jaune, Michael Rasmussen est mis hors-course par son équipe Rabobank. Déjà suspendu par la Fédération danoise de cyclisme pour défaut de localisation, son Team l'accuse cette fois-ci d'avoir menti sur sa localisation avant le départ du Tour, et le suspecte de dopage. Les gendarmes tentent de l'interpeller, mais le leader du classement général s'est évaporé quand ils essaient de le cueillir. Un an plus tard, licencié par Rabobank pour "faute grave", le Danois se voit adresser une suspension de deux ans. 

Juillet 2010 : le steak au clenbutérol de Contador

Le 21 juillet 2010 à Pau, lors de la deuxième journée de repos, Alberto Contador fait l'objet d'un contrôle "anomal". Des traces infinitésimales de clenbutérol, un anabolisant, sont retrouvées dans les flacons A et B de ses urines. L'Espagnol parle d'une "contamination alimentaire". Il aurait mangé de la viande contaminée par ce médicament vétérinaire la veille de l'étape du Tourmalet. Suspendu à titre conservatoire, le triple vainqueur de l'épreuve - qui plaide non-coupable - est finalement suspendu deux ans en 2012 par l'UCI, avec effet rétroactif. À l'issue de ce jugement, il se voit retirer ses victoires sur le Tour de France 2010 et le Giro d'Italia 2011.

Juillet 2012 : le diurétique de Fränk Schleck

Toujours marquée par l'affaire Contador, la Grande Boucle est de retour à Pau... pour une journée de repos. En début de soirée, l'Union cycliste international (UCI) informe RadioShack des résultats d'analyses anormaux pour Fränk Schleck, effectuées lors de la 13e étape. Le Luxembourgeois, troisième du Tour 2011, est contôlé positif à un diurétique. S'il conteste "formellement avoir pris une quelconque substance interdite" dans un communiqué publié par ses soins, Schelck dit aussi "ne pas pouvoir l'expliquer". Il décide alors de se retirer lui-même de la compétition. Il est suspendu un an en janvier 2013, avec effet rétroactif.

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