Tour de France : 5 choses à savoir sur Fabio Aru, nouveau maillot jaune italien à l'entourage sulfureux

DirectLCI
PORTRAIT - Au terme de la 12e étape du Tour de France 2017, remportée par le Français Romain Bardet (AG2R-La Mondiale), Fabio Aru a endossé le maillot jaune, pris sur les épaules de Chris Froome (Sky). L'Italien, candidat à la victoire finale sur les Champs-Élysées, traîne derrière lui une réputation controversée.

Il est le nouveau maillot jaune de la Grande Boucle. Ce jeudi, lors de la 12e étape, Fabio Aru a attendu les 300 derniers mètres pour se lancer. Si le Sarde n'a pas pu tenir la cadence imposée par Romain Bardet, vainqueur de l'étape avec panache, le leader d'Astana a profité de la défaillance inattendue de Chris Froome (Sky). Il lui a ravi la tunique de leader pour 6 secondes et succède ainsi à Vincenzo Nibali, dernier coureur italien en jaune sur le Tour.


Prodige pour certains, personnage sulfureux pour d'autres, le champion d'Italie ne laisse pas indifférent. Mais qui est-il vraiment ? Portrait de celui qui pourrait ramener le maillot jaune sur les Champs-Élysées.

  • 1Déjà une victoire sur un Grand Tour

    Méconnu du public du Tour de France, malgré une 13e place l'an dernier sur la Grande Boucle, Fabio Aru a montré qu'il avait l'expérience des courses se disputant sur trois semaines. Le Sarde, monté deux fois sur le podium du Giro d'Italie en 2014 puis 2015, s'est révélé en remportant la Vuelta, le Tour d'Espagne, à seulement 25 ans. Après l'exclusion de Vincenzo Nibali, qui s'était accroché à une voiture, il avait assuré le leadership d'Astana et renversé l'issue du Tour le dernier jour pour ravir la victoire finale.

  • 2Un entourage sulfureux lié au dopage

    Le 11 juillet dernier, six jours après sa victoire avec panache à la Planche des Belles Filles lors de la 5e étape, le journal Le Monde révélait que trois des mentors de Fabio Aru ont été concernés de près ou de loin par des affaires de dopage. Parmi eux, un nom bien connu : Giuseppe Martinelli. Ce monstre sacré du cyclisme italien, qui avait coaché Marco Pantani, vainqueur du tour de France en 1998 et dopé à l'EPO (on l'apprendra plus tard), l'a aussi entraîné quand il a signé professionnel dans l'équipe kazakh d'Astana.

  • 3Accusé de dopage... sur Twitter

    En avril 2015, l'ancien coureur de la Lotto-Soudal Greg Henderson avait créé la polémique en mettant en cause, à demi-mot sur son compte Twitter, la probité de Fabio Aru (Astana). L'Italien était officiellement "malade" et forfait de dernière minute au Tour du Trentin. "Mon ami, assure-toi de revenir 'en bonne santé', c'est-à-dire propre !", avait-il ironisé. Face au tollé général, il s'était excusé, mais le grimpeur italien d'Astana n'avait pas digéré et avait décidé de porter l'affaire en justice "pour défendre son image et sa réputation".

  • 4De la salade, et que de la salade

    Blessé au genou et privé du Giro qui partait de chez lui, en Sardaigne, l'Italien n'a mangé "que de la salade" pendant sa période de convalescence. Comme le rappelait L'Équipe, Fabio Aru est très méticuleux en ce qui concerne son alimentation. Le leader de la formation Astana suit un programme alimentaire très strict, avec l'ambition non dissimulée d'être au sommet de sa forme lorsqu'il est sur le terrain.

  • 5Contador, son "coureur préféré"

    Depuis deux ans, il le côtoie sur le Tour. "Mon coureur préféré a toujours été Alberto Contador", confiait Fabio Aru à Vélo Magazine. Son mentor Paolo Tiralongo avait d'ailleurs remarqué des similitudes entre les deux coureurs. "Nous avons effectué plusieurs sorties ensemble, je l'observais, dans les côtes, racontait-il. J'avais l'impression d'être dans la roue de Contador. Fabio épouse le même style. Comme lui, il déroule de longues jambes et possède un démarrage explosif." Il le montre depuis le début du Tour.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter