Tour de France : la rivalité Démare-Bouhanni continue, les deux coureurs mis à l'amende pour "comportement incorrect"

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ÇA CHAUFFE - Après la 6e étape jeudi à Troyes, le poisson-pilote de Démare, Jacopo Guarnieri (FDJ), s'est plaint sans retenue de l'attitude de Nacer Bouhanni (Cofidis) à l'approche du sprint. Une altercation, la deuxième depuis le début du Tour, qui ravive un vieux contentieux. Ce vendredi, lors du sprint à Nuits-Saint-Georges, les deux coureurs ont joué des coudes, et récolté une amende pour "comportement incorrect".

C'est de notoriété publique, ces deux-là ne sont pas les meilleurs amis du monde. Arnaud Démare (FDJ) et Nacer Bouhanni (Cofidis) entretiennent une relation fraticide, aux multiples rebondissements. Ce qui fait d'eux les frères ennemis du sprint.


Au fond, rien de plus naturel dans le cyclisme, discipline exigeante où il n'y a qu'un seul vainqueur sur près de 200 partants dans les Grands Tours tels que le Tour de France, le Giro ou la Vuelta. On connaît d'ailleurs l'aversion de Mark Cavendish pour André Greipel - et vice versa - lorsqu'ils couraient ensemble chez Highroad en 2009 et 2010. Pourtant, aujourd'hui encore, alors qu'ils ne sont plus équipiers, Démare et Bouhanni aiment se détester comme à l'époque où ils luttaient pour le leadership à la FDJ.

Quand Bouhanni accusait Démare de l'avoir gêné

Et bien qu'il n'ait débuté que depuis dimanche, cette édition 2017 de la Grande Boucle n'est pas en reste. Lors de la victoire d'Arnaud Démare mardi à Vittel, une première depuis 2006 sur le Tour, le leader de la Cofidis Nacer Bouhanni a avancé que son compatriote l'a gêné dans le sprint final. "A 150 mètres de la ligne, Arnaud me coupe la route, je touche sa roue arrière, assurait-il. J'ai freiné un petit peu du frein arrière et si je ne freine pas... J'ai la roue avant qui a "balayé". C'est terminé, je savais que c'était fini." Les images montrent - il est vrai - que son adversaire de la FDJ le dépose littéralement en lui prenant sa trajectoire, la trajectoire préférentielle. Mais pas de quoi en faire tout une histoire.

Un couillon, un crétin, un imbécile"Jacopo Guarnieri

Nouvel épisode ce jeudi, mais cette fois-ci c'est le poisson-pilote de Démare, Jacopo Guarnieri (FDJ), qui a eu des mots très forts, à l'arrivée de la 5e étape à Troyes. "Bouhanni est un couillon. C'est un crétin, un imbécile. Il a essayé de me faire tomber de toutes les façons. Il m'a donné un coup de genou dans le guidon et m'a serré contre les barrières, a-t-il déclaré à la RAI. Il est en colère contre nous, mais nous savons pourquoi il agit ainsi : il perd toujours". De quoi mettre le feu aux poudres déjà bien chauffées par l'épisode de la veille. Mais l'Italien a ensuite joué l'apaisement et a posté un message d'excuses sur Twitter. "On ne devrait pas dire de grossièretés à chaud à la télévision", a-t-il écrit, avant de lui demander "pardon".

Mis au courant de ces propos, Bouhanni a répondu séchement au coureur de la FDJ : "Hey Jacopo Guarnieri, c'est l'hôpital qui se fout de la charité là ? Regardez juste le dernier kilomètre d'hier (ndlr : avant-hier) et d'aujourd'hui #nocomment".

Ce vendredi, durant l'arrivée au sprint à Nuits-Saint-Georges les deux rivaux se sont une fois nouvelle fois chauffés, en jouant des coudes à l'approche du dénouement. Dans la foulée de l'étape, Démare et Bouhanni ont reçu une amende du jury des commissaires, de l'ordre de 200 francs suisses pour "comportement incorrect".

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