Tour de France : avec son quatrième sacre, Froome s'approche du panthéon de la "Grande Boucle"

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GOTHA - Ce dimanche, à l’issue de la 21e et dernière étape reliant Montgeron aux Champs-Elysées, à Paris, Christopher Froome a remporté son quatrième Tour de France, après ceux glanés en 2013, 2015 et 2016. Au palmarès de la "Grande Boucle", il dépasse ainsi Louison Bobet ou encore Greg LeMond. Et pourrait dès l'an prochain égaler les mythes Indurain, Merckx, Anquetil et Hinault.

Ce dimanche, à l’issue de la 21e et dernière étape sur les Champs-Elysées, Christopher Froome a remporté son quatrième Tour de France, après ceux glanés en 2013, 2015 et 2016. Au micro de France Télévisions, le champion de la Sky a d’ores et déjà annoncé qu’il visait un cinquième sacre dès l’an prochain. Une performance qui le mettrait à la hauteur de Jacques Anquetil, Bernard Hinault, Miguel Indurain et Eddy Merckx : "C'est vraiment un honneur de gagner une nouvelle fois et d'être sur le podium. (…) J'ai beaucoup de respect pour eux car je sais que c'est difficile de gagner cinq fois le Tour. Il faut que j'y retourne l'année prochaine."


En étant sur la première place du podium cette année, le Britannique se fait une place de choix parmi les gloires passées de la "Grande Boucle". En effet, en décrochant un quatrième titre sur les routes de France, "Froomey" a dépassé dans les livres d’histoire des monuments tels que le Belge Philippe Thys, vainqueur en 1913, 1914 et 1920, le Français Louison Bobet, victorieux en 1953, 1954 et 1955, mais aussi le légendaire Greg LeMond, titré en 1986, 1989 et 1990. Cela lui vaut d’entrer dans le Top 5 des plus grands champions de l’Histoire du Tour de France.

En remportant un nouveau Tour l’an prochain, le "Kenyan blanc" se placerait parmi les tous meilleurs, égalant Miguel Indurain, qui avait tout raflé de 1991 à 1995, Bernard Hinault, vainqueur en 1978, 1979, 16981, 1982 et 1985, Eddy Merckx, lauréat en 1969, 1970, 1971, 1972 et 1974 et le Français Jacques Anquetil, maillot jaune à l’issue des Tours de France 1957, 1961, 1962, 1963 et 1964, le tout en seulement sept participations.


Au fil des années, et l’âge avançant, Chris Froome a su changer sa manière d’imposer sa loi sur le Tour de France. Si en 2013 et 2015, le natif de Nairobi dominait outrageusement ses adversaires tels qu’Alberto Contador ou encore Nairo Quintana en 2013, ou encore Vincenzo Nibali en 2015, dans les premières épreuves de montagne afin de prendre un maximum d’avance, il s’était montré beaucoup plus tacticien - et, disons-le, plein de panache - l’an dernier en attaquant à la surprise générale lors de l’étape reliant Pau à Bagnères-de-Luchon, ou encore en prenant le bon wagon en échappée à Montpellier, notamment avec Maciej Bodnar et Peter Sagan.

Cette année, Froome s’est essentiellement reposé sur sa formidable équipe, constituée notamment des redoutables Michal Kwiatkowski et Mikel Landa et ce, malgré l’abandon de son compatriote et principal lieutenant Geraint Thomas. Preuve de sa gestion, le Britannique de 32 ans n’a que très peu pris part aux attaques comme il aurait pu le faire par le passé - la seule qu'il plaça, au sommet de l'Izoard, fut un four et il finit par être contré par Romain Bardet -, préférant miser sur le contre-la-montre final, ne remportant ainsi aucune étape lors de cette "Grande Boucle". 


Pour autant, Froome a rapidement pris le lead du classement général lors de cette édition 2017, dès la cinquième étape, pour ne le céder que deux jours lors des 12e et 13e étapes à Fabio Aru, totalisant 15 maillots jaunes, contre 14 en 2013 et 2016. Le champion de 32 ans n’a fait mieux qu’en 2015, avec 16 jours au sommet du classement général. Ce qui vous place tout de même un patron dans le peloton.

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