Un Tour de France des plus serrés, la preuve par 29 !

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RIEN N'EST JOUÉ - À la veille de l'entrée du peloton dans les Alpes, le maillot jaune détenu par Chris Froome et le maillot vert porté par Marcel Kittel ne tiennent qu'à un fil. Un seul chiffre démontre que ce Tour est ultra-serré : 29. Comme le nombre de secondes séparant le Top 4 au classement général, mais aussi le nombre de points entre les deux favoris pour le maillot de meilleur sprinteur.

D'un côté, ils sont quatre à se tenir en 29 secondes. De l'autre, ils sont deux à être séparés par 29 points. La preuve que ce Tour de France est plus serré que jamais. Après deux semaines de course effrénées, et pratiquement 70 heures de course, les écarts demeurent infimes. Si les maillots à pois et blanc, récompensant le meilleur grimpeur et le meilleur jeune, sont bien ancrés sur les épaules de Warren Barguil (Sunweb) et de Simon Yates (Orica-Scott) avant l'entrée dans les Alpes, les deux autres tuniques en jeu - le maillot jaune (leader du général) et le maillot vert (meilleure sprinteur) - n'ont (pour l'instant) pas encore trouvé un porteur définitif.

Un Top 4 classé en 29 secondes

Ce mardi, à la veille de la 17e étape entre La Mure et Serre-Chevalier, seulement 29 petites secondes séparent le leader du classement général, Christopher Froome (Sky), du quatrième, Rigoberto Uran (Cannondale-Drapac), soit l'écart le plus faible enregistré à ce stade depuis le début de l'ère Sky en 2012. À titre de comparaison, après 16 étapes lors de ses trois premiers sacres sur le Grande Boucle (2013, 2015 et 2016), "Froomey" possédait entre 1'47" et 04'14" d'avance sur son dauphin, Bauke Mollema (à deux reprises, en 2013 et 2016), et au moins 2'59" de marge sur le quatrième (Nairo Quintana, l'an dernier).


Des chiffres qui montrent bien la domination sans partage du Britannique, qui avait pour habitude d'assommer le Tour d'entrée puis de gérer son avance lors des précédentes éditions. Cette année, que nenni. Entre Chris Froome et Dan Martin, 7e au général, le compteur n'affiche "que" 2'03" d'écart. "Je savais que ce serait serré. Et ça le restera…", disait le "Kényan blanc", à la veille de la seconde journée de repos sur la Grande Boucle. Des propos qu'il a étayés mardi soir, après la 16e étape devant le bus des Sky : "Je crois que les autres vont vouloir gagner du temps (...) il y aura des attaques demain (mercredi) et après-demain (jeudi) vers l'Izoard".


Après cinq Tour de France sans suspense pour la victoire finale, absolument rien n'est à exclure.

Un maillot vert qui tient à 29 points

L'autre inconnue avant les Alpes, c'est de savoir qui ramènera le maillot vert sur les Champs-Élysées, à Paris. La semaine derrière encore, après l'exclusion de Peter Sagan et la disqualification d'Arnaud Démare, il semblait promis à Marcel Kittel (Quick Step-Floors), vainqueur de cinq étapes. Mais après le passage dans les Pyrénées, toutes les cartes ont été rabattues. L'Allemand n'a pas réussi à suivre la cadence, et c'est Michael Matthews (Sunweb) qui a tiré son épingle du jeu. L'Australien a enlevé coup sur coup deux victoires d'étape au sprint, samedi dernier à Rodez puis mardi en effectif réduit à Romans-sur-Isère.


Pointé à 128 points de Kittel, à l'issue de la 13e étape vendredi dernier, l'équipier de Warren Barguil a fait le plein de points lors des trois dernières étapes disputées. Résultat : ce mardi, il revient à seulement 29 points de l'actuel détenteur du maillot vert. "Maintenant, j'ai 29 points de retard sur Kittel, on va d'abord fêter ma victoire puis je ferais un plan pour les prochains jours", a-t-il déclaré après la 16e étape. S'il venait à fausser compagnie à l'Allemand mercredi, l'écart pourrait tomber à 9 points. Un mouchoir de poche. 

 

La guerre à la succession de Sagan est plus que jamais ouverte.

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