Tour de France - 15e étape : le Col de Peyra Taillade, un terrain aussi beau que piégeux pour les favoris

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ÉTAPE 15 - La 15e étape, longue de 189,5 kilomètres, s'élance de Laissac et arrive au Puy-en-Velay. Le peloton va s'attaquer à une montée inédite sur la Grande Boucle, le redoutable et redouté Col de Peyra Taillade. À la veille de la deuxième journée de repos au Puy-en-Velay, le tracé est propice aux surprises.

Pour les connaisseurs, ce dimanche 16 juillet a tout du piège pour les favoris. Cette 15e étape de 189,5 kilomètres reliant Laissac-Sévérac l'Église, commune près de Rodez, au Puy-en-Velay est dit-on au sein du peloton la journée de tous les dangers. S'il ne s'agit de haute montagne à proprement dit, les jambes des coureurs vont malgré tout être mises à rude épreuve avec la traversée du plateau de l'Aubrac. Les premiers courageux devraient franchir la ligne d'arrivée en ordre dispersée, après avoir affronté deux difficultés, et pas des moindres : la Montée de Naves d'Aubrac (8,9 km à 6.4%) et le Col de Peyra Taillade. Le tout sous un chaleur étouffante.

Le profil de l'étape

L'histoire derrière l'étape

Jamais franchi en 103 éditions de la Grande Boucle, le Col de Peyra Taillade (8,3 km à 7,4%) a tout de l'adversaire redoutable pour les coureurs, avec des pentes se cabrant à 14% à Saint-Bérain. Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, le disait : Peyra Taillade "est un peu le symbole de ce Tour 2017, avec moins de montagnes mais des ascensions méconnues et très pentues". Une légende forgée lors du Critérium du Dauphiné 1997, lors duquel les coureurs tombaient un à un comme des mouches. Qu'adviendra-t-il cette année ?

Le classement général après la 14e étape

Une étape pour qui ?

Favorable aux baroudeurs. À la veille d'une nouvelle journée de repos, avant d'entrer dans les Alpes, la 15e étape s'annonce comme l'une des plus animées de cette édition 2017 du Tour. Le peloton pourrait imploser de toutes parts. Assurément, les baroudeurs ne vont pas retenir leurs coups de pédale tandis que les favoris ne sont pas à l'abri d'un coup de Trafalgar. Romain Bardet (FDJ), deuxième de la dernière Grande Boucle et vainqueur à Peyragudes jeudi, aura lui certainement envie de briller chez lui, dans son département.

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