Tour de France 2018 : cinq choses à savoir sur Geraint Thomas, le vainqueur

Tour de France 2018 : cinq choses à savoir sur Geraint Thomas, le vainqueur

PORTRAIT - A 32 ans, Geraint Thomas a remporté dimanche après-midi son tout premier Tour de France. Le leader désigné de la Sky, victorieux de deux étapes, a longtemps et patiemment attendu son heure avant de faire résonner son nom. Et pourtant, le cyclisme sur route n’était pas son premier amour…

Geraint Thomas a gagné ce dimanche son premier Tour de France à l'issue de la 21e et dernière étape. Comme d'habitude, celle-ci, remporté par Alexander Kristoff, a surtout servi de"défilé" jusqu'aux Champs-Elysées et aucune bataille pour le classement général n'a eu lieu.

Il est gallois !

Bien que la sonorité de ses nom et prénom sonne un peu germanique, Geraint Thomas est un sujet de sa Gracieuse Majesté, et même plus précisément, un citoyen du pays de Galles. Il est né le 25 mai 1986 à Cardiff. Ce rouleur eut l’honneur d’être, en 2007, le premier Gallois depuis 1967 à s'engager sur le Tour de France dont le Grand départ était alors organisé à... Londres. Cette année-là, il est même le plus jeune engagé de la course qu’il terminera à l’avant-dernière place (140e). Fier de ses origines, il a tenu à apprendre le gallois à l’âge adulte.

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Il a un sacré palmarès sur piste

Comme beaucoup de cyclistes britanniques, c’est sur piste que Geraint Thomas se fait connaître après avoir débuté le vélo à dix ans. Aux côtés notamment de Bradley Wiggins, son futur leader à la Sky, il est l’un des membres de la redoutable équipe britannique championne olympique de poursuite en 2008 et 2012, championne du monde en 2007, 2008 et 2012, mais aussi détentrice de plusieurs records du monde. Aux Mondiaux de Melbourne en 2012, il repartira aussi avec une médaille d’argent de "l’américaine". 

En 2007,  après avoir été stagiaire chez Saunier-Duval, il se décide à laisser un temps la piste pour la route et passe professionnel au sein de l’équipe Barloworld. Mais c’est la future machine à gagner Team Sky, alors en construction, qui va lui faire connaître ses meilleurs moments dès 2010.

Il est un peu poissard

S’il a donc connu le plus grand succès de sa carrière ce dimanche, Thomas n’a pas toujours été à la fête. Jusque-là cantonné essentiellement à des rôles de lieutenants de Wiggins puis de Froome, il avait été nommé capitaine de la Sky lors du Giro 2017, une première pour lui. Malheureusement, sa chance tourne court lorsqu’une moto mal placée le fait lourdement chuter. S’il se remet en selle sur le coup, il devra abandonner quelques jours plus tard. La poisse le rattrape cette même année sur le Tour de France. Auréolé du maillot jaune depuis cinq jours, il est pris dans une chute collective lors de la 9e étape et se fracture la clavicule. Il doit renoncer à poursuivre. 

Cette malchance l’a en fait souvent poursuivi. En 2015, déjà sur le Tour de France, il avait fini dans le ravin. En 2005 en Australie, avant une manche de Coupe du monde sur piste,  il se trouve à vélo sur la route. Et sans faire attention, il roule sur des débris de métal qui se trouvaient là et chute. Il est touché à la rate. Il reste à l’hôpital neuf jours et manque les Championnats du monde par la suite. 

Ullrich et Armstrong, ses idoles

Geraint Thomas remporte sa toute première course de jeune cycliste à 11 ans, en 1997. Cette année-là, l’Allemand Jan Ullrich gagne le Tour de France. "Je l’ai toujours admiré", confiera-t-il à la BBC. Le Gallois a d'ailleurs trouvé sa vocation en regardant pour la première fois du cyclisme à la télévision en 1997. "Je rêvais de faire comme ces coureurs. Mais ce n’est pas avant d’avoir été junior que j’ai vraiment cru que je pourrais devenir pro et atteindre les sommets." L'autre coureur qu'il idolâtrait était Lance Armstrong, malgré l'affaire de dopage qui a secoué sa fin de carrière.

Il a construit son succès petit à petit

Homme de l’ombre à la Sky, il a accompagné successivement ses leaders, Bradley Wiggins puis Christopher Froome et par intermittence Richie Porte, sans broncher, attendant patiemment son tour. Il étoffe ainsi son palmarès au fur et à mesure, profitant des opportunités laissées par ses patrons.  A son palmarès, on trouve ainsi des courses par étape comme Paris-Nice 2016 ou encore la dernière édition du Critérium du Dauphiné. 

S’il s’avérait jusqu'à présent très bon dans le contre-la-montre grâce à son passé sur piste, et alors que son équipe misait sur lui pour les courses sur les pavés (il a remporté Paris-Roubaix juniors), il maigrit et s’affûte en montagne pour améliorer ses talents de grimpeur dans l’optique de briller sur les grands tours. "Comme tout bon Gallois, j’aimais vider des pintes. J’ai fait beaucoup d’efforts pour maigrir", confie-t-il au journal L’Equipe. Sur le Tour de France, depuis 2014 – à l’exception de son abandon forcé en 2017-, il n'a eu de cesse de progresser sans pour autant jouer sa carte personnelle. 22e en 2014, 15e en 2015 et 2016. Ce dimanche, il a donc remporté l’épreuve devant son ancien leader Chris Froome (3e), avec deux étapes à la clé dans la besace.

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Tour de France 2018 : la 21e étape dans l'oeil d'Arnaud Démare

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