Tour de France : 5 choses à savoir sur Warren Barguil, vainqueur au sommet de l'Izoard et maillot à pois assuré à Paris

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PORTRAIT - Après avoir remporté l'étape du 14 juillet, une première pour un Français depuis douze ans, Warren Barguil (Sunweb) a réalisé un splendide coup double ce jeudi lors de la 18e étape. Le Breton, assuré d'être maillot à pois à Paris, s'est envolé dans le Col de l'Izoard pour aller chercher la victoire. Sa deuxième sur le Tour.

Il est passé par toutes les émotions. En proie au doute avant le Tour, battu sur le fil à Chambéry lors de la 9e étape, Warren Barguil avait en quelque sorte pris sa revanche le 14 juillet, en remportant la 13e étape à Foix. Mais le Breton - devenu le 16e Français de l'histoire victorieux en ce jour si particulier - en avait encore sous la pédale. Le grimpeur-puncheur de la Sunweb est allé chercher une nouvelle victoire d'étape, la deuxième de sa carrière sur le Tour, en lâchant les favoris puis domptant le sommet de l'Izoard jeudi à l'arrivée de la 18e étape.


Connu pour sa capacité à déplacer les montagnes, Warren Barguil s'est aussi assuré mathématiquement du maillot à pois, récompensant le meilleur grimpeur de la petite reine, au cours de la 18e étape. Son principal adversaire Primoz Roglic, vainqueur la veille à Serre-Chevalier, n'est en effet pas parvenu à faire le carton plein nécessaire pour l'inquiéter. Mais qui est vraiment celui qu'on surnomme affectueusement "Wawa" ?

  • 1Un prénom (presque) hollywoodien

    Warren, en voilà un prénom qui n'est pas commun. Digne des plus grandes stars du cinéma américain. Enfin, pas vraiment. La mère du coureur avait expliqué l'origine du prénom Warren il y a quelques années dans L'Equipe. "Warren ? Comme je m'appelle Betty, certains en avaient déduit que c'était pour 'Warren Be (a)tty'. Mais pas du tout, j'ai découvert un jour ce prénom sur une étiquette d'écolier, et il m'a plu. C'est le seul 'Warren' dans le vélo et Warren Barguil, ça sonne bien, non ?" Dans le peloton, c'est ''Wawa''.

  • 2Un palmarès précoce

    En 2013, Warren Barguil effectue sa première année chez les professionnels et dispute, fin août, son premier Grand Tour sur la Vuelta. À 22 ans, le grimpeur français fait parler son talent en remportant deux étapes presque coup sur coup. Deux succès qui lui valent une explosion aux yeux du grand public. Cette victoire d'étape sur le Tour, un 14 juillet, devrait de nouveau braquer les projecteurs sur lui. 

  • 3Une blessure grave avant le Tour

    Fin avril sur le Tour de Romandie, deux mois avant le départ de la Grande Boucle 2017, Warren Barguil avait été victime d'une fracture du pelvis. Le longiligne grimpeur de l'équipe Sunweb, arrêté pendant trois semaines, a failli ne pas pouvoir s'aligner sur la petite reine. "Je ne devais pas faire le Tour, du coup cette victoire est encore plus belle", a-t-il déclaré au micro de France Télévisions au soir de la 13e étape. 

  • 4Un grand amateur d'automobile

    Grimpeur-puncheur de talent, le natif d'Hennebont ne se vouait pas à devenir cycliste professionnel. Plus jeune, il préférait bricoler sa mobylette et envisageait de devenir vendeur automobile. Une passion qui l'anime toujours. Une fois le vélo raccroché, il rêve de piloter d'autres bolides en compétition.

  • 5Une conception différente du vélo

    Après une (mauvaise) expérience à Saint-Laurent-du-Var, près de Nice, Warren Barguil part s'installer dans le Morbihan, à 12 kilomètres de chez ses parents. En juillet 2015, il expliquait à Libération avoir besoin de ses proches pour être heureux. "Les coureurs comme Froome n'ont pas la même philosophie du vélo que moi. Je ne peux pas faire les mêmes sacrifices, confiait-il. J'ai envie de profiter de mon entourage, de voir grandir mon neveu. Je n'ai pas envie de regretter parce que j'ai fait du vélo comme un gros con."

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