US Open : comment Pouille a renversé Nadal après un match de dingue

TOUR DE FRANCE
EXPLOIT - Tombeur du champion espagnol, après un 8e de finale à rebondissements dans la nuit de dimanche à lundi (6-1, 2-6, 6-4, 3-6, 7-6 [8/6]), Lucas Pouille (22 ans) vient de confirmer qu'il pouvait maintenant rivaliser avec les plus grands. On vous explique comment il s'y est pris...

Un début de match canon

Si on savait que le protégé d'Emmanuel Planque (son coach) et de Yannick Noah (qui a un temps conseillé le Nordiste) avait évidemment du talent, on ne se doutait quand même pas qu'il était capable de promener un joueur tel que Rafael Nadal (30 ans, n ° 5 mondial) comme il l'a fait durant la première manche. Un premier set remporté 6-1 en 28 petites minutes, qui a eu le don de faire tout de suite entrer le Français dans son match et de lui permettre d'évacuer la pression de l'événement. "Je savais très bien ce qu'il fallait que je fasse, il fallait l'agresser et ne pas le laisser entrer dans le terrain, a expliqué Pouille après la rencontre. J'avais de très bonnes sensations dans le premier set, notamment en revers, j'avais l'impression que dès que je frappais un revers, je faisais un 'winner' (coup gagnant, NDLR)".

Des nerfs d'acier

Décidemment bien inspiré, le journal L'Equipe a sorti une stat très intéressante sur Pouille vendredi dernier : le n° 4 français est l'un des joueurs du circuit le plus solide dans le money-time. Mieux, il est même devenu un spécialiste de la gestion des matches en cinq sets, atout indispensable pour bien figurer en Grand Chelem. Face à Nadal, Pouille a d'ailleurs dû batailler pendant 4h11 de jeu, résister au retour du "Taureau de Manacor" et surtout ne pas vaciller malgré trois balles de matches sauvées par l'Espagnol... "Le under pressure, j'estime que c'est un indicateur de fiabilité émotionnelle, donc de fiabilité technique, expliquait au quotidien sportif celui qui est 5e joueur le plus efficace lorsqu'il s'agit de gérer les moments clés. Si, à l'entraînement, dans un contexte neutre, tu es fiable sur le plan technique, tu auras plus de chances de l'être aussi dans un contexte chaud".

Une progression constante

Révélé au grand public en 2013, à la faveur d'une wild card à Roland-Garros où il atteindra le 3e tour cette année-là, celui qui est alors classé au-delà de la 200e place mondiale monte peu à peu au classement de l'ATP. Pouille intègre logiquement le Top 100 en 2015, à la faveur d'un 8e de finale à l'Open de Montpellier ou d'un 16e à Dubaï. Mais s'il commence alors à bosser avec Yannick Noah, les résultats, eux, stagnent un peu... 2016 est pourtant l'année de la confirmation pour le Nordiste qui remporte son premier tournoi ATP à Bucarest, enchaîne les performances de choix en Master 1000 (8e à Miami, Monaco et demi-finale à Rome) avant d'atteindre les quarts à Wimbledon. Il vient donc de remettre ça à New York, avec la possibilité de viser la première demi-finale en Grand Chelem de sa carrière, puisque mardi, il affrontera son compatriote Gaël Monfils (12e). Un adversaire moins compliqué à bouger qu'un Novak Djokovic ou qu'un Andy Murray.

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