VIDÉO - Tour de France : Yoann Offredo s'énerve contre "le manque de motivation" des coureurs

DirectLCI
COUP DE GUEULE - Premier échappé ce mardi lors de la 10e étape, Yoann Offredo (Wanty-groupe Gobert) s'est étonné de ne voir personne le rejoindre à l'avant... à l'exception notable d'Elie Gesbert (Fortunéo-Oscaro). À l'arrivée, il n'a d'ailleurs pas manqué de les égratigner au micro de LCI.

Yoann Offredo en a gros sur la patate. Et quand c'est le cas, il ne prend de pincettes pour le dire. Déjà échappé lors de la 2e étape du Tour, le coureur de l'équipe Wanty-groupe Gobert a renouvelé l'expérience ce mardi à l'occasion de la 10e étape, remportée à Bergerac par Marcel Kittel (Quick Step-Floors). Premier coureur à prendre la poudre d'escampette, le natif de Savigny-sur-Orge a été rejoint quelques minutes plus tard par le benjamin du peloton, Élie Gesbert (Fortunéo-Oscaro).

Et leur collaboration en tête de la course a plutôt bien fonctionné. Offredo est passé en tête du sprint intermédiaire, avant de laisser à son compagnon de route les points au sommet des deux difficultés répertoriées ce mardi. Mais comme toujours depuis le début de la petite reine 2017, l'échappée était vouée à l'échec. Les deux hommes, avalés par le retour à grand train du peloton emmené par les équipes de sprinteurs, ont dû se contraindre à opérer la jonction à 7 kilomètres de Bergerac. 

À deux, je savais que c'était mission impossibleYoann Offredo

À l'arrivée, la ligne franchie mais toujours sur son vélo, Yoann Offredo a tapé du poing, se payant sans retenue les coureurs frileux qui n'ont pas voulu venir dans l'échappée avec lui. "C'est une course de vélo. On est là pour s'amuser, pour essayer de gagner. Qui va battre Marcel Kittel ? Il n'y en a pas 50 qui peuvent les battre, a-t-il confié à LCI. J'y ai cru au kilomètre 0 en partant. Si je pars c'est avec une idée derrière la tête. Je pensais qu'il allait pleuvoir. Mais bon je savais aussi que le final était vent de face, grande route... À deux, je savais que c'était mission impossible. Mais en même temps, quand tu es devant, tu fais quoi ? Tu te relèves ? (...) Et puis on fait quoi ? On se met au bout du boulevard, et puis on fait un sprint à ce moment-là."

Des propos réitérés dans la foulée dans VéloClub sur France Télévisions. "Je suis étonné du manque d'initiative, d'attaques de certaines équipes", a-t-il regretté avant d'envoyer - à la demande de l'ancien cycliste Cédric Vasseur - un message ironique pour "recruter" des coureurs pour composer l'échappée mercredi. "Je lance un appel à la télé. Si des coureurs sont intéressés à me rejoindre dans l'échappée, je serai disponible à 9h00 au bus des Wanty." Parfois, l'humour adoucit les moeurs.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter