Vendée Globe : les 29 skippers sont maintenant seuls face à la mer

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VOILE - Passée l'effervescence de grand départ donné dimanche après-midi devant des centaines de milliers de personnes, les navigateurs ont donc pris le large. Pour près de 3 mois d'aventure en solitaire, de succès, mais aussi de galères...

Lâchez les fauves ! Enragés de la mer et des défis extrêmes, 29 skippers ont répondu à l'appel du large dimanche en prenant le départ aux Sables-d'Olonne du 8e Vendée Globe, tour du monde à la voile en solitaire sans escale et sans assistance, après des adieux très émouvants. Le signal a été donné à 13 h 02 par le prince Albert II de Monaco, sous un ciel bien dégagé et avec un vent modéré de secteur nord. Deux bateaux ont mordu la ligne, celui de Bertrand de Broc (MACSF) et celui de l'Irlandais Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) et ont été rappelés pour un nouveau départ, devant les 14.000 personnes qui étaient positionnées sur l'eau et celles, entre 300.000 et 350.000, massées sur terre. 

À voir : les images de la remontée du chenal

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Vendée Globe : les images de la remontée du chenal

L'Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean), qui a été le premier à larguer les amarres, s'est d'ailleurs dit "impressionné par la foule". Et l'émotion est montée crescendo pour les marins, acclamés par les hourras et salués par les cornes à brume. Les larmes ont largement coulé après les étreintes avec les proches et membres d'équipage. "C'est un moment pas facile, y a le ventre qui est tout dur, y a les larmes qui sortent", a lâché Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) avant de monter sur son monocoque. "C'est un moment que je ne suis pas prêt d'oublier, a de son côté reconnu Morgan Lagravière (Safran), en larmes. Pour l'instant, c'est plutôt dur qu'autre chose. Je regarde tous ces gens autour de moi, c'est... Ça fait mal de partir..." Le benjamin de la course, Alan Roura (La Fabrique), 23 ans, a lui aussi craqué, vêtu comme Corto Maltese avec caban bleu, pantalon blanc, écharpe rayée et casquette. 

À voir : derniers moments avec les proches

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Vendée Globe : derniers moments avec les proches

Premier Asiatique de l'histoire du Vendée Globe, le Japonais Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh) a honoré son pays en se présentant en tenue de samouraï et s'est incliné devant la foule. Quant à l'Irlandais O'Coineen, cigare au bec, il a improvisé un petit "bœuf" devant le bateau alors que son comparse britannique, le Gallois Alex Thomson, a joué les rock-stars pour son 4e Vendée Globe. De quoi tenter de donner du baume au cœur aux skippers avant qu'ils ne s'élancent à bord d'Imoca (monocoques de 18,28 m) pour la course à la voile la plus belle et la plus folle, longue de quelque 21.638 milles (environ 40.075 km sur le papier).

À voir : Kojiro Shiraishi, le premier Asiatique à participer à la course

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Vendée Globe : Kojiro Shiraishi, le premier Asiatique à participer à la course

Une dizaine de concurrents sont en mesure d'arracher, aux alentours du 20 janvier, une victoire qui, pour l'instant, n'a jamais échappé à un Français. Le temps record à battre étant est celui établi lors de la dernière édition, en 2013 par François Gabart en 78 jours 02 heures et 16 minutes.  Parmi eux, Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII), qui a terminé deux fois deuxième de cette course. Ou encore Vincent Riou, qui a déjà inscrit son nom au palmarès de l'épreuve, sur l'édition 2004-2005. 

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Vendée Globe : découvrez les favoris de la 8ème édition

Grosse inconnue pour cette 8e édition : pour la première fois, 7 des 29 bateaux sont équipés de foils, "moustaches" qui les font s'élever au-dessus de l'eau. Ces dérives latérales font de ces monocoques de véritables dragsters des mers. En revanche, beaucoup s'interrogent sur leur fiabilité dans une course aussi longue. Ces bateaux devraient être toutefois favorisés dans les premiers jours de la course. Les skippers navigueront au portant, avec des vents de travers de nord à nord-ouest de 15-20 nœuds (28 à 38 km/h). La houle devrait être de nord-ouest, d'environ un mètre. Des conditions presque idéales pour un début de course car on peut aller en route directe jusqu'au cap Finisterre (nord-ouest de l'Espagne), selon le directeur de course Jacques Caraës. "Si les prévisions sont bien celles annoncées, ce sera compliqué pour les bateaux sans foils d'être dans le groupe de tête", a prévenu Alex Thomson. L'Equateur devrait être atteint en huit jours, huit jours et demi.

À voir : zoom sur les foils

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Ils font décoller les bateaux : zoom sur les foils

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