"J’ai vécu avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête" : Le Cléac'h raconte sa fin de course particulièrement tendue

"J’ai vécu avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête" : Le Cléac'h raconte sa fin de course particulièrement tendue
VENDEE GLOBE
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VOILE – Au sortir de son tour du monde à la voile bouclé en un temps record et dans la peau d’un vainqueur, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) est revenu sur ses 74 jours de course lors desquels il a connu plus de péripéties qu’il n’y paraît.

Il avait vraiment bien caché son jeu. Soulagé et heureux d’en avoir fini avec son Vendée Globe qu’il a remporté pour la première fois de sa carrière jeudi après-midi, Armel Le Cléac’h pouvait ensuite se laisser aller à quelques confidences au sujet de son tour du monde qu’il a bouclé en un temps record (74 jours, 3 heures et 35 minutes). 

S’il n’y avait pas eu ce problème-là, j’aurais été un petit peu plus viteArmel Le Cléac'h

Vu de l’extérieur, le skipper de Banque Populaire transpirait la sérénité, maîtrisait pleinement son sujet et semblait épargné par un gros souci technique qui aurait pu lui coûter cher, à l’image de l’avarie de foil dont avait été victime son dauphin Alex Thomson au mois de novembre. Sauf que tout n’a pas toujours été rose pour le vainqueur de cette 8e édition du Vendée Globe. Et plus particulièrement lors du dernier mois de course marqué par la folle remontée du Gallois. D’ailleurs, Armel Le Cléac’h l’admet : il a vécu la fin de son épreuve "avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête" après avoir rencontré un problème avec une de ses voiles. 

"Je m’en souviens très bien, j’avais un rendez-vous téléphonique, les conditions étaient parfaites, j’allais me mettre à la table à carte et j’entends un grand bruit. Et là je vois ma voile J1 par terre. Le hook qui tient la voile était cassé en tête de mat. Effectivement cette voile-là, je n’ai pas pu l’utiliser du 13 décembre à la fin, avoue-t-il. Deux jours après, l’équipe m’envoie un message pour me dire qu’il y avait un risque pour que les autres hooks lâchent également. J’ai vécu avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Au final ça a tenu, merci, je touche du bois. Ça a été le point le plus compliqué pour nous. Mis à part ce problème-là, le reste a été parfait. C’est sûr que s’il n’y avait pas eu ce problème-là, j’aurais été un petit peu plus vite, mais on ne va pas refaire le match. J’ai gagné !"

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